[21] Taverne du Tonneau Jovial - Grande Salle (Ygdrazor / Kairos / Dreanne / Rurik)
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Le cri de la jeune tieffeline avait résonné haut et fort, mais l’ambiance festive dans l’établissement et l’état d’alcoolisation des convives n’aidant pas, le niveau sonores n’avait pas pour autant diminué. Ce genre d’événement devait être assez normal pour que personne n’y prête plus attention que cela.
Mais les quatre compagnons, tel un reflexe, scrutaient déjà la foule a la recherche de tout indice pouvant évoquer l’auteur du larcin. Seul Kairos prenait cependant la peine de ne pas trop se retourner, sans doute pour ne pas dévoiler par mégarde son visage à celle qu’il enlaçait autrefois.
La position du tieffelin ne lui permettait pas de voir grand-chose, le dos tourné à l’action. Dreanne n’était pas non plus en grande réussite, ses pupilles étant plus attirées par l’humaine à la basse qui lui faisait des petits signes et le gratifiait de son sourire angélique.
Scrutant les clients et en particulier ceux attroupés aux abords de la scène, Rurik remarqua un homme dont l’accoutrement et la gestuelle le distinguait étrangement des autres. Il avait le capuchon de son manteau rabaissé sur sa tète et se dirigeait vers la sortie en faisant de manière plutôt évidente un détour pour brouiller les pistes.
Ygdrazor de son côté s’afféra à observer ce que le garde dénommé "Le Borgne" faisait de la situation. Contre toute attente, il vit l’halfelin relever le bandeau de cuir qui lui recouvrait l’œil gauche, dévoilant un œil aussi bleu que l’azur qui semblait animé de volutes blanches. Un spectacle des plus envoutants s’il en était. Le regard de Gilbar scrutait les convives, et s’arrêta soudain sur un homme de frêle carrure dont le capuchon recouvrait une bonne partie du visage. Après quoi il entama tranquillement la descente des escaliers massifs.
Se déplaçant aussi silencieusement et discrètement qu’il ne l’avait fait jusque là, et s’assurant de ne pas révéler sa position en se mettant malencontreusement entre les rayons de la lune et la scène qui se déroulait devant lui, Gilraen avait la meilleure vue qu’il pouvait avoir sur la ruelle sombre.
Une flèche encochée dans son arc fidèle, il ne distinguait cependant rien de plus que ce qu’il n’avait vu auparavant… c'est-à-dire rien d’autre que la femme apeurée, seule au milieu de la ruelle, les ombres épaisses autour d’elle s’étendant à chaque seconde qui passait. Elle était visiblement effrayée mais pour quelque raison que ce soit ne bougeait pas d’un pas.
« NON ! Au secours ! Laissez-moi tranquille ! »
Il était évident pour l’elfe qu’elle ne l’avait pas vu, trop occupée à crier pour sa vie contre une menace qui semblait inexistante. De quel sortilège pouvait-il bien s’agir là ?
Dreanne scrutant la salle, l'air sérieux croisa le regard de la jeune bassiste et se figea un instant...Ses joues rougirent et un sourire un tantinet niais apparu sur son visage...
« hey les gars je crois qu'elle m'a vu... »
Il ne prêta pas un grand intérêt au reste de la scène tant il était fasciné, mais se retourna pour vérifier qu'elle ne regardait pas quelqu'un d'autre. ..
Rurik avait remarqué un suspect. « Par Moradin, ça ne peut qu'être lui. » Le nain se leva et fit un signe de tête à ses amis en indiquant l'homme encapuchonné. « Entourons-le! »
Ygdrazor avait choisi de porter son attention sur le videur halfelin, dont le métier est tout de même de faire attention à tout, pour déterminer l'identité d'un suspect. Ainsi lorsque le regard du demi-homme se posa sur un homme encapuchonné qui prenait la fuite discrètement, le magicien sut ce qu'il devait faire.
Même si le plan de Rurik d'aller encercler l'homme lui semblait bonne, bien qu'un peu dangereuse pour sa petite personne, il préféra utiliser un moyen un peu plus subtil. Il psalmodia quelques paroles et une main spectrale apparut dans l'air. Ygdrazor lui commanda aussitôt d'aller tirer sur le manteau du fuyard. Si il essayait de dissimuler le luth sous ce vêtement, il serait rapidement découvert et les forces de l'ordre pourraient certainement l'appréhender.
La situation était bien mystérieuse, les ombres semblaient s'étendre autours de la jeune femme et l'elfe ne distinguait aucune menace précise.
La discrétion n'était plus de mise mais cela n’empêchait pas un peu de prudence.
Faisant appel à la main spectrale invisible, l'elfe saisit un autre flèche dans son carquois qui se mit à luire au mot "Lumnos !". GIlraen la fit alors se déplacer vers la source des ténèbres.
Prenant sa voix la plus grave il dit « Mademoiselle, n'ayez crainte ! Qu'est ce qui se passe ici ??? " »
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[ Donc main spectrale en mode invisible, et cantrip light sur une flèche ]
[21] Taverne du Tonneau Jovial - Grande Salle (Ygdrazor / Kairos / Dreanne / Rurik)
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Les yeux de Dreanne étaient plongés dans ceux de la belle bassiste. A tel point qu’il ne remarqua même pas Rurik se lever et s’avancer prudemment de l’homme à l’allure suspecte identifié par Kairos. Il ne remarqua pas non plus les mouvements de doigts d’Ygdrazor et le léger rictus qui pointait au coin de sa bouche alors qu’il contrôlait la main spectrale qu’il venait d’invoquer.
Non. Le monde pouvait bien s’écrouler autour de lui dans l’instant, le cœur du colosse ne battait que pour cette vision angélique, qui lui rendait gracieusement ses regards passionnés. Il ne savait trop de quoi il s’agissait, mais il était au moins certain qu’il voulait connaitre cette jeune femme un peu mieux.
Apres avoir indique ses intentions à ses camarades, Rurik se déplaçait désormais avec prudence a la suite de l’homme indique par le barde. Il restait a une distance lui permettant d’intervenir en un clin d’œil, sans être trop prêt pour éveiller ses soupçons.
L’halfelin dénommé "Le Borgne" s’était avance a hauteur de l’homme, lui bloquant tout possibilité d’accès a la porte de sortie. « Eh la mon garçon, ou est-ce que tu vas d’un pas si étrange ? T’aurais bien une minute pour discuter de ce lute que la belle chanteuse dit s’être fait dérobé ? »
Le teint de l’homme était blafard, son corps comme figé sur place. « Je… je ne sais pas de quoi vous parlez. Moi je suis juste venu prendre un verre avant de rentrer chez moi. Je crois que j’ai un peu trop bu, il faut que je sorte prendre l’air… »
Au même moment, le manteau de l’individu se détacha comme par magie de ses épaules pour se retrouver en boule sur le sol. Rurik eut à peine le temps de distinguer le travail la main spectrale que celle-ci se dissimulait sous le manteau, non sans avoir lancé un petit geste de victoire au nain .
Mais contre toute attente, pas de lute en vue. L’homme était vêtu d’habits simples, une bourse bleue brodée de fils dorés à la ceinture, et une barbe de trois jours bien mal entretenue. « Bon bah vous voyez ! Que je vous disais que je ne savais rien de ce lute magique non de diou ! »
Gilraen s’était avance au rebord du toit, a un endroit le plus bas possible pour limiter les risques s’il venait à sauter au sol. Il était toujours en hauteur cependant, ayant la possibilité de descendre dans la ruelle ou de faire une retraite stratégique par les toits.
Préparant une flèche lumineuse, il héla la femme effrayée pour attirer son attention, ou bien celle de son agresseur. Apres tout, combattre un adversaire invisible n’était nulle petite tache même pour un elfe centenaire comme lui.
La femme se retourna dans sa direction, voyant le visage du roublard légèrement éclairé par la lueur de sa flèche, et l’espoir illumina ses yeux. « Aidez-moi, je vous en prie ! Elle va... »
Mais au même instant, des ténèbres qui grandissaient dans la ruelle, deux points rouge flamboyants apparurent, et Gilraen sembla distinguer une forme massive enveloppée de voluptes d’ombres. C’était comme si les ombres elles mêmes étaient vivantes, se regroupant en une sorte de créature des abysses !
Un trait d’ombre jailli en direction de la femme, semblable a un bras, frappant la malheureuse au torse. Elle s’effondra aussitôt, Gilraen ne sachant trop si son sort était scelle ou non. Mais une chose était sur : l’attention de la créature était désormais toute portée sur l’elfe à présent !
[ Gilraen doit décider de l’action qu’il entreprend ; il juge qu’il a quelques secondes avant que l’ombre de la ruelle ne se rue sur lui.
Dans la taverne, pas de trace du lute…
Et Kairos évite toujours de se retourner ouvertement pour le moment, donc il entend tout de l’action et ne la voit que du coin de l’œil. ]
Rurik s'était fait surprendre par la main spectrale. Sur le coup, il imagina un sort provenant du suspect mais le signe de victoire rassura le nain sur la provenance de cette magie. Bien que ce soit un de ses compagnon qui ait retiré le manteau de l'homme, le mystère du lute semblait loin d'être résolu. « Bonté divine, qu'est-ce qui vous prend de quitter de façon louche au moment où l'on signal un vol? » Rurik regarda encore dans les alentour mais le temps perdu à ce concentré sur ce faux suspect avait surement permis au vrai voleur de se dissiper.
Sans quitter des yeux sa belle, le guerrier se pencha vers Rurik...
« ça doit être un complice, il fait diversion en attirant l'attention pendant que le vrai voleur s'éclipse. ..il faudrait que vous l'interrogiez sans doute...non? »
Fier de lui, il se surpris à sourire benoîtement...
Ygdrazor était fier de lui... mais malheureusement, il avait fait chou blanc. Les videurs halfelins, c'est définitivement du low-cost... Il jeta un œil aux alentours pour essayer de capter un comportement suspect ou des mouvements inhabituels pouvant provenir du déplacement d'un individu invisible... « C'est vraiment bizarre... » dit-il en dissipant la main spectrale d'un geste nonchalant de la main, avant que le suspect ne reprenne son manteau...
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[ Je fais un jet d'investigation pour rechercher les indices décrit dans le RP...
Si tu préfère un jet de perception, le bonus est de +1 à la place de +5... ]
1d20+5|9|4|b123f309
Décidément, pour le profil bas, c'était plutôt mal parti. Kairos regardait du coin de l'oeil tout ce qui se passait derrière lui, mais le barde n'osait pas se retourner, semblant vouloir se cacher de quelqu'un dans la salle. Il prit une autre gorgée de sa bière, puis posa sa chope sur la table, tandis qu'il tendait toujours l'oreille derrière lui. Aussi, sentant que les choses n'allaient pas pour le mieux, le tieffling mit sa main sur son épée, prêt à intervenir si jamais l'homme louche tentait une idiotie.
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[ Je me tiens prêt. Si jamais il se produit quelque chose, je saute dans la mêlée pour aider les autres. ]
Décidément la nuit ne se passait pas du tout comme prévu pour Gilraen, dire que quelques instants plus tôt il redoutait de tomber nez à nez avec des brigands à la solde de Frulham...
Mais l'elfe n'était pas un pleutre, en plus de cela sa curiosité l'emportait sur tout le reste !
« A La Garde A la Garde !!! » s'époumona t-il tout en décochant une flèche vers la créature d'ombre.
[21] Taverne du Tonneau Jovial - Grande Salle (Ygdrazor / Kairos / Dreanne / Rurik)
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Le suspect idéal ne semblait pas être la bonne personne. Ygdrazor essayait de se rappeler la succession d’événements et paroles ayant mené jusqu’à cet instant, sans succès quant à identifier un quelconque indice pour l’aider à localiser le malfaiteur.
S’étant fait quelque-peu réprimandé par Rurik, l’homme ramassa son manteau en jetant un œil noir au nain. « J’peux bien marcher de la manière qui me plait nan ? Mêle-toi de tes affaires demi-portion ! » Il jeta son manteau sur ses épaules, en envoyant un pan du vêtement valser dans le visage du clerc.
Il fit un pas vers la sortie, mais s’arrêta net constatant que l’halfelin se trouvait toujours devant lui à lui barrer le chemin, tirant quelques ronds de fumée sur sa pipe finement ouvragée. « Nan mais je rêve, toujours pas sorti de mon chemin ? Ca va bien que vous m’accusiez d’un crime dont je suis innocent et maintenant vous m’empêcher de sortir de ce taudis ? Vous allez voir que j’m’en vais répéter c’t’histoire un peu partout et qu’vos clients ils s’ront plus très présent au comptoir non de nom ! »
« Oh pardonnez ma méprise, allez-y je vous prie. » dit l’halfelin en s’écartant d’un pas sur le côté. « Ouai c’est ça, pousse toi nabot que j’me … »
« PAM ! »
L’homme s’effondra tête la première sur le sol, suivi d’un éclat de rire général s’élevant dans l’assemblée dont l’attention était captivée par les événements en cours. Rurik avait cependant remarqué que Le Borgne avait mis sa botte en travers du chemin de l’homme, le faisant volontairement s’étaler sur le ventre.
L’halfelin se pencha sur lui. « Un verre de trop sans doute ? Ou bien êtes-vous pressé de sortir avec cet objet des plus intéressants avec vous ? » Il leva de sa main gauche la bourse bleue brodée de fils d’or et commença à en tirer le manche de ce qui ressemblait à un lute, malgré le fait que l’objet était de toute évidence bien plus gros que le contenant et ne pouvait tenir en entier à l’intérieur…
« Plutôt crever que de laisser ça à cette chienne des enfers ! » En un éclair, l’homme s’était relevé et avait saisi la bourse, poussant les clients qui le séparait de la sortie. Le Borgne attrapa une sorte de bille de verre qui pendait à sa ceinture et l’envoya dans la direction du fuyard avant qu’il n’atteigne la porte, le touchant à la botte gauche et faisant éclater un liquide vert qui éclaboussa le sol et l’homme.
Une seconde plus tard, l’homme avait disparu dans l’obscurité de la nuit, ne laissant que la porte grande ouverte en guise de carte de visite…
La flèche de Gilraen s’envola droit vers l’ombre qui se dressait devant lui, sa taille permettant à l’elfe d’ajuster son tir à la volée sans trop de problème. Le projectile illuminé par le sort que du roublard sembla comme déchirer un rideau de fumée, faisant pousser à la créature un cri assimilable à de la douleur ou de la colère.
Le coup avait eu un tel effet qu’il semblait désormais que l’ombre avait réduit de taille, comme si une partie d’elle-même s’était faite arrachée par la lumière qui émanait de la flèche. Mais Gilraen avait définitivement capté son attention, et en un éclair elle se rua sur lui, tentant de lui lacérer le visage de l’un de ses bras de ténèbres pur.
La vivacité de l’elfe lui permis d’esquiver le coup, mais laissa l’occasion à l’ombre de disparaitre presque aussitôt à la faveur de l’obscurité ambiante. La brise du soir soufflait dans les cheveux de Gilraen, laissé seul sur le toit, le corps de la femme allongé sans mouvements dans la ruelle.
Soudain, du coin de l’œil derrière lui, l’elfe repéra deux points rouges. L’ombre s’apprêtait à repasser à l’attaque…