Duncan rejoint Stéphane aux côtés de Denela.
Stéphane cherche quelque chose dans ses affaires et murmure quelque chose à propos d'une trousse de soin, qui serait fort utile dans la situation actuelle. Entendant cela, Denela essaie de dire quelque chose mais ne parvient qu'à cracher un peu de sang. Finalement, la bohémienne désigne sa sacoche, que Stéphane s'empresse de fouiller, et où il découvre précisément ce qu'il cherchait.
Ce n'est pas, naturellement, une trousse de soin comme on en trouverait à l'époque moderne, mais il y a là juste ce qu'il faut. Les mains expertes de Stéphane s'affèrent pour extraire les éclats d'os laissés par le passage du dard, et refermer la plaie ouverte. Son aisance, son sang froid et sa rapidité d’exécution le surprennent lui même, et passeraient presque pour de la magie... Duncan, à ses côtés, aide de son mieux. Après quelques minutes, bien que chancelante, Denela est en capacité de se remettre debout. La capacité de récupération de la bohémienne semble un défi à l'entendement... mais dans ce monde étrange, tant de choses semblent... improbables...
« Merci Stéphane... Ducan... Je... je crois que ceci vous sera plus utile qu'à moi, d'autant que vous vous en servez avec talent. »
Denela remet à Stéphane sa trousse de soin.
« Je dois rentrer au village » ajoute t elle en grimaçant, visiblement désireuse de s'éclipser sans tarder.
« Votre destin vous attend au delà de ce pont. »
Denela tremble un peu, mais n'a plus l'air de souffrir de sa blessure. Plus que de la peur, quelque chose a l'air de la mettre mal à l'aise en votre compagnie. Aussi s'apprête t elle à rebroursser chemin sans attendre.
Pendant ce temps, Isidore s'avance sur le pont à la recherche de la créature que Duncan a "entendu dire" se cacher sous le pont. Blessée comme elle l'est, la bête ne pourra probablement pas se cacher facilement, notamment parce que sa lourde respiration devrait être facile à entendre...
Mais Isidore a beau être aux aguets, tout ce qu'il entend, c'est la dispute qui ne manque pas d'éclater entre Jeanne et Crystal, quelques pas derrière lui.
Crystal s'est appuyée nonchalamment contre le parapet, et elle sourit avec un air de défi tandis que Jeanne, d'ordinaire si calme, bouille de colère.
« Vous avez failli me tuer ! Vous... vous... avec vos airs et vos vêtements ! si on peut appeler ça comme ça ! Vous riez ! Ce n'est pas un jeu ! »
Difficile de dire ce qui met le plus Jeanne en colère : le fait que Crystal ait manqué de lui arracher la tête avec sa magie, ou bien l'attitude provocatrice de la nouvelle venue, dont le charme et le pouvoir de séduction assumé sont indéniables.
Crystal réplique, sarcastique :
« Vous devriez accepter la situation au lieu de vous plaindre. Après tout, vous avez un joli corps aussi... il vous a juste manqué un peu d'imagination... »
Jeanne rougit, comme si Crystal venait de révéler un secret bien caché. Elle allait répliquer quand elle écarquille les yeux, presque prise de panique, et recule d'un pas. Elle agite les lèvres mais aucun son n'en sort... puis finit simplement par un
« Très bien... » avant de se tourner vers Isidore, qui retrouve enfin un peu de silence.
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alansia, tu peux ajouter une trousse de soin à ton équipement
Berserker, tu ne perçois rien de l'endroit où tu te trouves. Précisez moi votre tactique pour franchir le pont car comme vous l'avez compris, la menace n'est pas encore écartée. Je vais donc avoir besoin de précisions sur le chemin que vous empruntez, l'ordre de marche, etc, si vous avancez.