Mavelicx a écrit : ↑02 juin 2026, 15:42
Merci pour vos réponses.
En fait, le problème qui se pose est que la PJ prêtresse considère qu'un rappel à la vie (et al.) est contraire au culte de Kélemvor et j'essaie donc de convaincre le joueur qu'il extrapole trop et est dans le faux. De plus, s'il se départit de cette capacité, je crains fort que la campagne s'arrête bien rapidement...
C'est, à mon avis, une erreur. La joueuse a son interprétation du culte de Kelemvor et tant qu'elle reste dans les cases du RP, le MJ ne devrait pas intervenir.
En tout cas pas
directement.
Pourquoi discuter de vive voix du sujet avec la joueuse quand le monde, ses PNJ et ses défis permettent tant d'opportunités pour le faire... En jeu?
D'abord, il faudrait comprendre, et ensuite voir comment réagir.
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Est-ce parce que les sorts en questions appartiennent à la nécromancie? Mais que penser alors de
doux repos, qui empêche de devenir mort-vivant et appartient aussi à cette école? Face à ce genre d'obstination, une quête pourrait emmener la prêtresse et le groupe vers un objet mystique qui rend les morts à vie sur la base "d'énergie divine positive" ou quelque chose du même ordre. Ainsi on restaure la
fonction pour le groupe sans utiliser de nécromancie.
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Est-ce parce qu'elle pense que le dogme de Kelemvor l'interdit? Et si elle arrive dans une grande ville et que le roi local a été assassiné et que lors d'une grande cérémonie à laquelle le groupe assiste, le Haut Prêtre de Kelemvor se charge de le faire revenir à la vie pour la plus grande joie de l'assemblée (sauf l'assassin qui se cache parmi eux...) La joueuse osera-t-elle affirmer que le Haut Prêtre du culte est dans l'erreur, qu'il est indigne de son rang? Déclenchera-t-elle une croisade? Un schisme entre les "traditionalistes" et les "radicaux" peut carrément créer une campagne! (si le MJ est d'accord d'aller dans cette direction, bien entendu).
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Qu'en pense Kelemvor? Il peut envoyer des songes, des émissaires, des signes, faire des miracles ou évoquer le sujet si le personnage lui demande conseil. Difficile de contredire son propre dieu, la source du dogme...
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Est-ce qu'on s'en fout? Les campagnes ne se terminent pas forcément avec des morts à ressusciter. Si le cas advient, d'autres classes peuvent utiliser ces sorts. Il existe des parchemins, des souhaits, etc. La limite que la prêtresse s'impose peut être équilibrée en laissant le groupe trouver des trésors adaptés.
Selon moi, le MJ ne devrait pas dire à un joueur comment interpréter les commandements de Kelemvor - sauf si le joueur le lui demande, bien entendu. Si la joueuse de notre exemple souhaite pleinement assumer une interprétation radicale de la foi de son personnage, c'est probablement plus un atout qu'un problème. Et l'occasion de séquences de jeu mémorables.
- Sa propre petite sœur se fait assassiner. Dommage! Et que pense la famille des restrictions morales de notre héroïne, au fait?
- L'otage que le groupe est chargé de ramener vivant se fait tuer, devant leurs yeux, par le dernier boss du donjon juste avant le combat final. La mission est un échec!
- Un orphelin pitoyable et sympathique qui n'a vraiment pas eu de chance (et qui est en fait le dernier héritier du duc local) a droit à une mort particulièrement atroce et cruelle... On laisse cette existence abominable se conclure de la sorte?
Bref, plein de situations où la résurrection serait une assez chouette solution, si seulement on osait s'en servir! Mettre le personnage au défi de ses convictions, sans forcément pénaliser la survie des autres PJ, voilà de quoi modeler le caractère d'un personnage.
En fin de compte, rappelons-nous qu'il existe de rares clercs vraiment puissants, de plein de déités, qui peuvent lancer des sorts pour ramener à la vie des aventuriers morts depuis longtemps. Les trouver et les convaincre est compliqué, il faut leur rendre un service adéquat pour obtenir leur grâce... C'est encore des détours mais aussi l'occasion de roleplay pour un groupe empêtré avec une prétresse de Kelemvor réticente. (Si ça dure un peu trop, le joueur du perso décédé peut se charger d'un PNJ, ou suivre le groupe comme un fantôme!) Dans tous les cas, ce ne sera pas pire qu'un groupe de personnages sans clerc, le jeu est conçu pour fonctionner quand même.
En conclusion, il ne faut pas plus enfermer un personnage dans un rôle de baguette de résurrection que dans celui de soigneur, si ce n'est pas le trip de la joueuse.
