[4] Tour – Rez-de-chaussée (Kairos / Dreanne / Phérande / Ygdrazor)
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Passant devant le gouverneur Nighthill qui leur faisait signe de se dépêcher, le groupe pénétra en trombe dans la tour. La pièce était comme ils l’avaient laissé, mais semblait plus exigüe dû au nombre de personnes présentes. Dreanne avait retrouvé un peu de couleurs, mais si ses blessures n’étaient pas soignées rapidement le moindre coup risquait de le mettre hors de combat. Se tenant debout de lui-même, il s’adressa à Castellan quant à la marche à suivre et lui demanda plus de précisions sur la baliste que le nain avait mentionné plus tôt.
« A l’étage, tout en haut de la tour. Enfin faut la sortir quoi, elle n’est pas tout le temps opérationnelle et avec tout le grabuge fait par ces maudits pillards on s’était dit que ça ne valait pas la peine d’attirer l’attention de la bestiole volante en la faisant se sentir menacée. » Il pointait les escaliers de pierre qui montaient le long de la courbe intérieure de la tour pour disparaitre à l’étage dans le plafond de bois.
Kairos qui était arrivé quelques instants plus tôt s’était déjà précipité dans les marches, et ses compagnons virent ses sabots disparaitre à l’étage. Le suivant sans attendre, Phérande précipita à son tour dans l’escalier, l’esprit tout entier focalisé sur une seule chose : activer la machine de guerre et repousser le dragon.
[4.0] Tour – Rez-de-chaussée (Dreanne / Ygdrazor)
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Toujours au rez-de-chaussée, Dreanne et Ygdrazor écoutaient les dernières consignes de Castellan, alors que leurs deux camarades étaient désormais hors de vue. « Si vous suivez l’escalier jusqu’en haut, vous allez passer par la salle des gardes avant d’arriver au deuxième et dernier étage. La baliste devrait être installée dans le système de levage. Il faut au moins deux personnes pour activer le système de poulies, en s’assurant que le levier pour ouvrir la trappe du toit est bien enclenché. C’est une merveille de technologie, mais elle est assez fragile, et elle ne résistera pas bien longtemps si elle est prise pour cible par ce monstre. »
Un rugissement puissant retentit au loin. Les murs tremblèrent légèrement, et de la poussière se détacha du plafond. Essuyant d’un revers de main la fine pellicule de poussière qui recouvrait ses épaules, Castellan reprit. « Donc je disais… Une fois la machine en place, il faudra bien viser car elle prend un peu de temps à se recharger. Pour le reste vous verrez bien sur place. Allez, filez bon sang ! Défoncez-moi ce rat volant avant qu’il ne nous réduise en miettes ! » Le nain se dirigea vers la porte qu’ils venaient d’emprunter et disparu à l’extérieur.
[4.1] Tour – Premier étage (Kairos / Dreanne / Phérande / Ygdrazor)
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Montant les escaliers trois marches à la fois, Phérande rattrapa bien vite Kairos au premier étage de la tour. Là se trouvait visiblement la salle de garde, remplie d’une dizaine de lits double étages, de lourds coffres cerclés de métal, de râteliers d’armes et d’armure pour la plupart vides, et d’une grande table entourée de chaise en bois. Quelques ouvertures dans les murs de pierre permettaient de voir la noirceur de la nuit à l’extérieur, contrastant avec la luminosité portée par les lanternes disposées ça et là pour éclairer la pièce.
Une porte de bois était disposée de chaque côté de la pièce, se faisant face. Elles étaient toutes les deux fermées mais ne semblaient pas être verrouillées. Sans doute menaient-elles vers les remparts, permettant un accès rapide aux gardes sans avoir à passer par la cour centrale à chaque fois. L’escalier de pierre continuait le long de la courbe formée par les murs de la tour pour se terminer au niveau de l’étage supérieur par une lourde porte de bois ceinte de fer, enchâssée dans la pierre. Y arrivant le premier, Kairos tourna la poignée pour ouvrir la porte. Mais elle ne bougea pas, restant bloquée dans sa main : la porte était verrouillée !
[5] Vieux tunnel (Gilraen / Rurik)
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Les deux compagnons réfugiés dans le tunnel virent leurs camarades disparaitre à l’intérieur de la tour de pierre, suivi par le gouverneur qui rentra après eux. Le calme quelque peu revenir dans l’enceinte de la forteresse, quand soudain un rugissement puissant retentit au loin dans le ciel. Les cris de terreur reprirent et tout le monde continuait d’essayait de trouver le meilleur abri possible, certains villageois choisissant comme l’elfe et le nain de trouver refuge dans le tunnel.
Au bout de quelques moments, Castellan réapparu au niveau de la porte de la tour et se dirigea vers un groupe de garde en gesticulant et en leur donnant quelques directives. Puis, les soldats allant faire quoique le nain puisse leur avoir dit, il se dirigea vers un second groupe et fit de même. Puis il se dirigea aussi vite qu’il le put en direction de l’entrée du tunnel, sa barde et ses cheveux flamboyants flottants au vent.
Il pénétra dans le tunnel en trombe. « Ok, vous êtes toujours là. Bon, vos camarades sont allés s’occuper de la baliste dans la tour. A quatre je pense qu’ils s’en sortiront, même si le grand gaillard ne semblait pas au mieux de sa forme. Enfin au moins il a repris des couleurs… » Il se frappa soudain le front du plat de sa main. « La porte d’accès ! Nom d’un gobelin enragé j’ai complètement oublié que la porte était verrouillée… Bon ils trouveront bien un moyen de faire avec, vous êtes décidément des gars plein de ressource et je doute que ce soit une bête porte qui les arrête. »
« Quant à nous, il faudrait que nous fassions en sorte d’attirer l’attention du dragon sur nous pour éviter qu’il fasse un carnage parmi les villageois à son prochain passage. » Soudain, au-delà du mur est, ils aperçurent une étincelle se former dans la nuit, telle un éclat électrique qui grandissait petit à petit. Le dragon se préparait à son prochain assaut !