Isidore tire de nouveau sur la corde, et cette fois l'opération produit un énorme
« GONG »qui résonne longuement dans la pièce.
Les flammes de Stéphane vous ont facilité le travail pour nettoyer les lieux et emportant avec elles une partie des toiles. Heureusement que le feu n'a pas pris toutefois car vous auriez eu bien des difficultés à échapper aux flammes.
En voyant les dernières flammes s'éteindre et en constatant que plus aucune araignée ne rôde dans les environs, Jeanne frisonne et dit à voix haute ce que vous êtes plusieurs à avoir à l'esprit :
« Nous avons eu de la chance... »
Enfin, votre chance reste relative : le couloir et cette salle semblent sans autre issue que la trappe découverte plus tôt par Albert. Une descente vers l'inconnue semble être votre seule option.
Cela étant dit, Isidore, convaincu que tous ces passages secrets devaient forcément cacher quelque chose, insiste pour fouiller la salle, d'autant que maintenant les toiles ne gênent plus votre inspection.
Après quelques minutes, vous découvrez un nouveau mécanisme d'ouverture pour un pan de mur amovible dans la partie nord de la salle. De l'autre côté, une voix familière à certains d'entre vous vous accueille :
« Hum... il y a quelqu'un ? Attendez un instant... je suis à vous... »
Dans un coin de la pièce, un vieil homme est assis simplement à une table, une plume à la main. Il est en train de prendre des notes, un gros livre ouvert et une pile de papiers et de feuilles à ses côtés, et procède ainsi dans le plus grand calme et la plus grande concentration. C'est à peine s'il lève les yeux vers vous tandis que vous pénétrez dans la pièce.
Quand Jeanne découvre son visage et confirme sa première impression - car il s'agit bien de l'homme que plusieurs d'entre vous connaissent sous le nom de Ferdinand Delatour - elle se précipite aux côtés du vieux professeur.
Isidore la rattrape vite, un poil méfiant sur la nature réelle du personnage. Duncan s'approche à son tour, suivi de Claude. Albert et Stéphane, qui ne connaissent pas le personnage, restent légèrement en retrait, surpris de voir leurs compagnons reconnaître quelqu'un en ces lieux.
Ferdinand semble perturbé par quelque chose... il secoue la tête comme pour chasser une mauvaise migraine... et lève les yeux sur Claude, dont l'entrée semble avoir provoqué chez lui cette étrange réaction.
Claude va pour s'approcher un peu plus du vieil homme, provoquant une nouvelle réaction inattendue : Ferdinand est saisi de tremblements, claque des dents et saigne du nez.
Mais il ouvre surtout enfin grand les yeux et se lève en sursaut de sa chaise en poussant un cri de surprise :
« Mais ! Que fais je ici ? Quel est cet endroit ? »
Il regarde autour de lui, et semble totalement perdu. Naturellement, si l'on peut dire, il ne reconnait personne... et semble totalement perdu. Flageolant sur ses jambes, il manque de tomber et retrouve vite le chemin de sa chaise... d'où il vous dévisage, l'esprit assailli de questions.
Ceux d'entre vous qui trouvent le temps de porter leur regard ailleurs que sur Ferdinand constatent que la salle que vous venez de découvrir servait vraisemblablement de salle du trésors : des pièces et des bijoux sont éparpillées au sol, et quelques coffres, pour la plupart ouverts, sont entreposés ici et là. La salle a déjà été pillée, visiblement, mais il reste encore une quantité non négligeable de trésors divers, que ce soit en objets ou en richesses. La présence du vieil homme attablé à son travail d'écriture semble d'autant plus incongrue en ces lieux...