Inquisiteur en Cambria
Posté : 30 août 2018, 18:12
La Cambria, terre de grandeur et d’opprobre, d’empires oubliés et de ruines mystérieuses, régie pendant les derniers millénaires par de vénérables elfes à la sagesse reconnue et renommée. Au contraire de leurs voisins sylvains de Gamoria, à l’ouest au-delà de l’Eden, les Hauts-elfes Cambriens souhaitaient laisser une trace éternelle de leur génie et de leur grandeur.
Sous le règne du jeune roi Immeral le Fier, ils accueillirent sur leurs terres les meilleurs artisans de chaque race mortelle : maçons et forgerons nains, ingénieurs et inventeurs gnomes et même quelques audacieux peintres et poètes humains, au talent peut être moins raffiné que le leur, mais dont la nouveauté et le culot séduisirent Immeral. Après les artistes vinrent les ouvriers, main-d’œuvre nécessaire à l’édification des merveilles que les Hauts-elfes rêvaient de voir s’élever sur leurs terres. Suivirent des convois de marchands et de visiteurs fortunés, et, le jour ou la guerre d’Aramar éclata dans les baronnies au sud, ce furent des colonnes de réfugiés qui fuirent par milliers vers la Cambria. Immeral accueillit chaleureusement ce peuple entier, rêvant déjà aux projets qu’il pourrait accomplir grâce à ces dizaines de milliers de bras reconnaissants. Les premières décennies furent une magnifique preuve de symbiose et de coopération qui apporta gloire et richesse à la Cambria.
Mais c’était sans compter la courte vie des hommes. Moins d’un siècle après l’exode qui amena les humains, ceux-ci se multiplièrent, dépassant dix fois en nombre leurs hôtes, et prirent dans le pays des aises qui n’étaient pas sans déplaire aux Haut-elfes, bâtissant des villages çà et là, défrichant des champs, et allant même jusqu’à réclamer d’Immeral qu’il nomme des conseillers parmi eux. Le roi tenta d’arranger ces désagréments, mais il devait aussi composer avec son peuple qui se détournait de lui, allant jusqu’à le surnommer « Le huitième Baron », en référence aux sept baronnies humaines du sud. Les troubles se firent de plus en plus forts, si bien que les nobles Haut-elfes finirent instaurer des couvre-feux et à délimiter des zones interdites aux humains, comportement incroyablement éloignés de leurs idéaux de liberté. Et si la tendance globale des Hommes allait au respect envers leurs hôtes, certains n’hésitèrent pas à signaler leur colère et leurs exigences grandissantes.
Convergence de ces tensions, un homme du nom d’Aidan s’éleva pour parler au nom des humains. Il assembla derrière lui une immense foule qui traversa la Cambria jusqu’à Nedda, siège d’Immeral, réclamant au nom du peuple la renégociation de leurs conditions de vie. Mais Immeral prit peur. Conseillé par un extrémiste qui souhaitait « purifier la Cambria des vermines parasites », il suggéra de frapper fort en exécutant d’un coup tous les rebelles au moyen d’une bombe de mana, artefact dont la puissance destructrice n’a d’égal que la complexité. Un piège fut rapidement mis en place, attirant la horde d’humains en colère devant le palais royal que, cocasserie du destin, leurs ancêtres avaient conçu et construit un siècle plus tôt. La bombe, préalablement placée sous l’esplanade fut déclenchée à distance par Immeral lui-même et fit des centaines de morts en un drame encore vif dans les mémoires sous le nom de la « Trahison des hôtes ». Mais deux erreurs furent commises alors. La première fut de croire qu’Aidan accompagnait la foule rassemblée devant le palais, alors que, prévenu par des serviteurs du palais, il avait eu tout juste le temps de fuir hors de portée. La seconde fut de penser que la disparition des plus agités calmerait le reste des mécontents. Attisé par Aidan, ce fut un immense brasier qui enflamma la Cambria, sous la forme d’une semaine de purge terrible qui vit mourir la moitié des Haut-elfes du pays. Certains survivants prirent le maquis, espérant décourager les humains de rester sur leurs terres par la guérilla depuis leurs impénétrables forêts, d’autres fuirent vers la Gamoria des elfes sylvains ou au-delà des mers vers des terres encore inconnues.
Proclamé Premier Protecteur de Cambria, Aidan instaura un régime de guerre, préparant l’inévitable conflit avec la Gamoria. Quand les elfes sylvains vinrent quelques semaines plus tard tenter de reprendre les terres de leurs cousins, ils trouvèrent face à eux une armée disciplinée qui brisa leur élan et donna leur légitimité aux nouveaux occupants de la Cambria. Les humains brûlèrent ensuite toutes les forêts du pays pour en chasser les derniers résistants.
Aidan instaura un système politique complexe à base de représentants du peuple et d’une élite militaire qui n’était pas sans rappeler la noblesse des baronnies, parties difficilement conciliables, supposées débattre pour chaque nouvelle décision à prendre. S’octroyant le pouvoir d’arbitrage final, il occupe une place subtile de juge, réfutant toute accusation de dictat de par le caractère parlementaire de son gouvernement. Il créa aussi une administration puissante, chapeautée par un ordre qui l’est encore plus : l’Inquisition. Partagée en cinq ordres, l’Inquisition a pour rôle la défense du royaume contre les cinq dangers pour les hommes, inculqués dès l’enfance aux jeunes Cambriens, et répétés tout au long de leur vie.
L’Ordre du blanc pour vous protéger des dieux mauvais et de ses suivants.
L’Ordre du rouge pour vous protéger de ceux qui viennent en armes.
L’Ordre du bleu pour vous protéger de ceux qui usent de la magie.
L’Ordre du vert pour vous protéger de ceux qui mentent.
L’Ordre de l’or pour juger ceux qui ont trahi.
Les trois premiers ordres ont tout pouvoir pour traquer et éliminer tout danger pour le royaume, qu’il soit d’origine religieuse, militaire ou magique. Le vert est tourné vers l’infiltration, que ce soit au sein des organisations illégales, du gouvernement ou même des autres ordres. L’or enfin a un rôle diplomatique et judiciaire, surveillant notamment le bien fondé des actes des autres ordres. Les inquisiteurs en mission ont tout pouvoir pour la mener à bien, mais ils doivent systématiquement se justifier auprès de l’administration inquisitoriale. Ils sont l’œil et le bras d’Aidan, mais aussi son visage, et leurs actes se doivent d’être justes aux yeux du peuple, à la mesure de l’importance de leur activité. Un Inquisiteur qui agirait pour son bénéfice personnel ou de manière exagérément cruelle pourrait se voir jugé par l’Ordre de l’or, et sanctionné, voir exécuté pour ses actes, quoique ce fut un fait extrêmement rare.
Les histoires des exploits des inquisiteurs animent les soirées des Cambriens. Certains sont de glorieux héros dont les exploits sont chantés par les bardes au-delà des frontières, alors que d’autres, plus sombres, sont moins appréciés, inspirant la crainte autant que le respect. Et si beaucoup d’entre eux ne sont que des soldats, des juges ou des espions d’élites, d’autres se forgent une réputation de baroudeurs, dépassant souvent largement les prérogatives de leur ordre, accroissant le prestige de l’Inquisition et de la Cambria toute entière.
Vous avez vécu toute votre enfance au sein de la Cambria d’Aidan, rêvant un jour d’être, à votre tour, l’un de ces puissants Inquisiteurs. Que votre motivation soit égoïste et issue d’une envie d’exercer un pouvoir sur vos compatriotes et de susciter la crainte, ou altruiste, venue d’une envie d’être le bouclier de votre pays et le protecteur des faibles, vous avez travaillé dur, vous êtes entrainé longuement et avez dû batailler des années durant pour prouver votre mérite. Ou peut-être avez-vous simplement eu de la chance, qui sait ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui est un grand jour : l’heure est venue pour vous de rejoindre cette section d’élite comme Scion, le rôle ingrat par lequel tous ont commencé, mais qui ouvre les portes d’un destin d’exception. A vous maintenant d’écrire votre légende !
Sous le règne du jeune roi Immeral le Fier, ils accueillirent sur leurs terres les meilleurs artisans de chaque race mortelle : maçons et forgerons nains, ingénieurs et inventeurs gnomes et même quelques audacieux peintres et poètes humains, au talent peut être moins raffiné que le leur, mais dont la nouveauté et le culot séduisirent Immeral. Après les artistes vinrent les ouvriers, main-d’œuvre nécessaire à l’édification des merveilles que les Hauts-elfes rêvaient de voir s’élever sur leurs terres. Suivirent des convois de marchands et de visiteurs fortunés, et, le jour ou la guerre d’Aramar éclata dans les baronnies au sud, ce furent des colonnes de réfugiés qui fuirent par milliers vers la Cambria. Immeral accueillit chaleureusement ce peuple entier, rêvant déjà aux projets qu’il pourrait accomplir grâce à ces dizaines de milliers de bras reconnaissants. Les premières décennies furent une magnifique preuve de symbiose et de coopération qui apporta gloire et richesse à la Cambria.
Mais c’était sans compter la courte vie des hommes. Moins d’un siècle après l’exode qui amena les humains, ceux-ci se multiplièrent, dépassant dix fois en nombre leurs hôtes, et prirent dans le pays des aises qui n’étaient pas sans déplaire aux Haut-elfes, bâtissant des villages çà et là, défrichant des champs, et allant même jusqu’à réclamer d’Immeral qu’il nomme des conseillers parmi eux. Le roi tenta d’arranger ces désagréments, mais il devait aussi composer avec son peuple qui se détournait de lui, allant jusqu’à le surnommer « Le huitième Baron », en référence aux sept baronnies humaines du sud. Les troubles se firent de plus en plus forts, si bien que les nobles Haut-elfes finirent instaurer des couvre-feux et à délimiter des zones interdites aux humains, comportement incroyablement éloignés de leurs idéaux de liberté. Et si la tendance globale des Hommes allait au respect envers leurs hôtes, certains n’hésitèrent pas à signaler leur colère et leurs exigences grandissantes.
Convergence de ces tensions, un homme du nom d’Aidan s’éleva pour parler au nom des humains. Il assembla derrière lui une immense foule qui traversa la Cambria jusqu’à Nedda, siège d’Immeral, réclamant au nom du peuple la renégociation de leurs conditions de vie. Mais Immeral prit peur. Conseillé par un extrémiste qui souhaitait « purifier la Cambria des vermines parasites », il suggéra de frapper fort en exécutant d’un coup tous les rebelles au moyen d’une bombe de mana, artefact dont la puissance destructrice n’a d’égal que la complexité. Un piège fut rapidement mis en place, attirant la horde d’humains en colère devant le palais royal que, cocasserie du destin, leurs ancêtres avaient conçu et construit un siècle plus tôt. La bombe, préalablement placée sous l’esplanade fut déclenchée à distance par Immeral lui-même et fit des centaines de morts en un drame encore vif dans les mémoires sous le nom de la « Trahison des hôtes ». Mais deux erreurs furent commises alors. La première fut de croire qu’Aidan accompagnait la foule rassemblée devant le palais, alors que, prévenu par des serviteurs du palais, il avait eu tout juste le temps de fuir hors de portée. La seconde fut de penser que la disparition des plus agités calmerait le reste des mécontents. Attisé par Aidan, ce fut un immense brasier qui enflamma la Cambria, sous la forme d’une semaine de purge terrible qui vit mourir la moitié des Haut-elfes du pays. Certains survivants prirent le maquis, espérant décourager les humains de rester sur leurs terres par la guérilla depuis leurs impénétrables forêts, d’autres fuirent vers la Gamoria des elfes sylvains ou au-delà des mers vers des terres encore inconnues.
Proclamé Premier Protecteur de Cambria, Aidan instaura un régime de guerre, préparant l’inévitable conflit avec la Gamoria. Quand les elfes sylvains vinrent quelques semaines plus tard tenter de reprendre les terres de leurs cousins, ils trouvèrent face à eux une armée disciplinée qui brisa leur élan et donna leur légitimité aux nouveaux occupants de la Cambria. Les humains brûlèrent ensuite toutes les forêts du pays pour en chasser les derniers résistants.
Aidan instaura un système politique complexe à base de représentants du peuple et d’une élite militaire qui n’était pas sans rappeler la noblesse des baronnies, parties difficilement conciliables, supposées débattre pour chaque nouvelle décision à prendre. S’octroyant le pouvoir d’arbitrage final, il occupe une place subtile de juge, réfutant toute accusation de dictat de par le caractère parlementaire de son gouvernement. Il créa aussi une administration puissante, chapeautée par un ordre qui l’est encore plus : l’Inquisition. Partagée en cinq ordres, l’Inquisition a pour rôle la défense du royaume contre les cinq dangers pour les hommes, inculqués dès l’enfance aux jeunes Cambriens, et répétés tout au long de leur vie.
L’Ordre du blanc pour vous protéger des dieux mauvais et de ses suivants.
L’Ordre du rouge pour vous protéger de ceux qui viennent en armes.
L’Ordre du bleu pour vous protéger de ceux qui usent de la magie.
L’Ordre du vert pour vous protéger de ceux qui mentent.
L’Ordre de l’or pour juger ceux qui ont trahi.
Les trois premiers ordres ont tout pouvoir pour traquer et éliminer tout danger pour le royaume, qu’il soit d’origine religieuse, militaire ou magique. Le vert est tourné vers l’infiltration, que ce soit au sein des organisations illégales, du gouvernement ou même des autres ordres. L’or enfin a un rôle diplomatique et judiciaire, surveillant notamment le bien fondé des actes des autres ordres. Les inquisiteurs en mission ont tout pouvoir pour la mener à bien, mais ils doivent systématiquement se justifier auprès de l’administration inquisitoriale. Ils sont l’œil et le bras d’Aidan, mais aussi son visage, et leurs actes se doivent d’être justes aux yeux du peuple, à la mesure de l’importance de leur activité. Un Inquisiteur qui agirait pour son bénéfice personnel ou de manière exagérément cruelle pourrait se voir jugé par l’Ordre de l’or, et sanctionné, voir exécuté pour ses actes, quoique ce fut un fait extrêmement rare.
Les histoires des exploits des inquisiteurs animent les soirées des Cambriens. Certains sont de glorieux héros dont les exploits sont chantés par les bardes au-delà des frontières, alors que d’autres, plus sombres, sont moins appréciés, inspirant la crainte autant que le respect. Et si beaucoup d’entre eux ne sont que des soldats, des juges ou des espions d’élites, d’autres se forgent une réputation de baroudeurs, dépassant souvent largement les prérogatives de leur ordre, accroissant le prestige de l’Inquisition et de la Cambria toute entière.
Vous avez vécu toute votre enfance au sein de la Cambria d’Aidan, rêvant un jour d’être, à votre tour, l’un de ces puissants Inquisiteurs. Que votre motivation soit égoïste et issue d’une envie d’exercer un pouvoir sur vos compatriotes et de susciter la crainte, ou altruiste, venue d’une envie d’être le bouclier de votre pays et le protecteur des faibles, vous avez travaillé dur, vous êtes entrainé longuement et avez dû batailler des années durant pour prouver votre mérite. Ou peut-être avez-vous simplement eu de la chance, qui sait ? Quoi qu’il en soit, aujourd’hui est un grand jour : l’heure est venue pour vous de rejoindre cette section d’élite comme Scion, le rôle ingrat par lequel tous ont commencé, mais qui ouvre les portes d’un destin d’exception. A vous maintenant d’écrire votre légende !