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Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 31 déc. 2014, 04:24
par Loupvorace
« Matou »
Ce nom. Son surnom.
La pillarde venait de le laisser glisser de ses lèvres et celui-ci résonna comme un hurlement dans la tête de Phérande. La scène était irréelle. La pillarde toujours pendue par les bras, venait de lui révéler de façon anodine que le but de sa quête était proche et que l’existence de ce monstre n’était plus simplement qu’une rumeur parmi tant d’autres. Elle venait de confirmer qu’elle avait rencontré et subi la hargne du Matou. Qu’il était toujours vivant et qu’elle avait certainement des informations qui pourraient le guider vers ce dernier.
Il se tenait dans l’encadrement de la porte, le regard figé, hanté par le souvenir du sang qui coulait sur les poings de cet infâme porc, hanté par la haine qui miroitait dans ses yeux maléfiques, hanté par la plaie vive et sanglante qui déchirait son visage, là où la lame avait doucement glissée avant de tomber des mains inertes de sa mère qui succombait, là devant ses yeux, alors qu’il était trop faible, trop terrifié pour faire quoi que ce soit. Sinon que de prendre ses jambes à son cou et s’enfuir... s’enfuir seul dans la nuit, pleurant sa faiblesse, tout en jurant qu’un jour, il vengerait sa mère.
Et ce jour semblait maintenant si proche.
Phérande murmurait, tel un mantra: Il le paiera. Par tous les dieux et par tous ceux qui foulent la terre, il le paiera de sa vie...
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 31 déc. 2014, 10:20
par toon
la phrase du gouverneur fini par achever Gilraen qui leva les yeux au ciel..
Mes gars ont suivi le protocole... ha oui ce n'est la faute de personne mais c'est le protocole...
Cela lui rappelait un une désagréable histoire qui lui était arrivé quelques décennies auparavant dans le port de Luskan:
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A cette époque il fallait obtenir un laisser passer pour entrer en ville. Devant une des portes de l'enceinte, un garde de faction l'avait naturellement dirigé vers l'un des entrepôt du port ou une quarantaine de personnes attendait d'y pénétrer en y faisant sagement la queue. Une fois à l'intérieur du bâtiment le préposé à l’accueil lui avait remis un bout de parchemin portant la mention "A08" et lui avait précisé qu'il fallait attendre qu'on l'appelle au guichet adéquat. Gilraen était alors parti s’asseoir en se disant que A08 dans l'ordre alphabétique c'était plutôt en début de liste et que l'attente ne devrait pas être longue... Mais le premier numéro appelé avait été C45...
Au bout de plusieurs heures il avait pu enfin accéder au guichet où se tenait un petit homme replet aux yeux cerclés de petites lunettes rondes :
« -Bonjour je viens pour .. »
« --Z'avez la lettre de recommandation du Capitaine de la garde ? »
« -Non, on ne m'a jamais.. »
« --Ha bah il faut la lettre de recommandation du Capitaine de la Garde, je peux rien pour vous, c'est le protocole depuis hier...Suivant A09 ! »
L'homme ne sut jamais que le fil qui l'avait maintenu en vie avait peu être aussi fin... Et l'elfe était entré dans Luskan par ses propres moyens..Illégaux eu égard au protocole...
Ses pensées revinrent vers Sonia.
Intéressant tout ça.. On a donc affaire à un culte du Dragon, mais ce n'est pas celui qui survolait le village, lui n'est qu'un messager...Ha le nain qui s'est enfui se nommait Argos et est membre du Culte..., très bien je le note...
« Agamor c'était pour toi un peu plus qu'un compagnon de rapine non ? Et pourrais tu me dire où se trouve votre campement ? »
Une idée était en train de germer dans l'esprit de Gilraen...
Je pourrais peut être m'introduire dans ce campement avec l'aide de Sonia...Si tant est qu'on puisse lui faire confiance..
« Matou ?? qu'est-ce qui peut bien lui avoir valu un tel.. » Mais du bruit avait attiré l'attention de l'elfe. Tournant la tête il vit le brave Phérande dans l'embrasure de la porte de la tour ..
« Ha Phérande mon ami ! Viens... » Mais le teint blême et regard de haine qu'il vit sur le visage du 1/2 elfe le fit frémir. Il craignit un instant le pire, le rôdeur ayant déjà voulu abréger la vie de Sonia.
L'elfe, très inquiet et pour la prisonnière et pour son compagnon, se positionna alors entre eux 2.
« Mais qu'est-ce qui t'arrives Brave Phérande? , tu as l'air tout bizarre.. C'est la perte de Kiki qui te met dans cet état ? » Non c'est autre chose, ca ne peut être qu'autre chose...il a l'air complètement bouleversé...
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[ Je tourne le dos à Sonia mais je me suis mis hors de son (éventuelle) atteinte... ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 02 janv. 2015, 00:49
par pouish
Ygdrazor ne savait trop comment se comporter face a celui que le garde lui avait désigné comme étant Thobias. Ce demi elfe irradiait d'une bienveillance hors du commun, surtout dans la situation actuelle, qui contrastait grandement avec l'état d'esprit quasi permanent du jeune mage.
« Merci... » arriva t'il a articuler, avant d'ajouter en essayant de se justifier
« euh... Oui, j'en conviens. Notre entrée a été pour le moins fracassante mais uniquement parce que la situation l'exigeait... Vous savez... Les pillards quoi... »
Le guérisseur leur présenta ensuite son fils, Mehrik, qui les dirigea et les installa sur des couches avant de repartir chercher le nécessaire pour leur blessure.
Ygdrazor était totalement mal a l'aise dans ce lieu hors du temps, il suivit donc le jeune garçon en jeta un regard a Kairos puis prit place sur l'un des deux lits mis a leur disposition.
Il s'adressa brièvement a son compagnon tieffelin:
« Que penses tu de tout ça? Je ne me sens pas bien ici et dans cette forteresse... Nous devons nous reposer mais il sera, je pense, vital d'agir cette nuit contre ce culte où ce fort sera notre tombeau...
J'espère que les autres ont avancé de leur coté. »
Puis retombant dans un mutisme relativement dans ses habitudes, Ygdrazor sortit son grimoire et commença a étudier...
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[ je prends un repos court sauf si les autres nous font chercher et qu'il faut partir bouter les cultistes hors du royaume de notre bon gouverneur.
J'attends de voir comment thoby et mehry vont nous guérir et si il est nécessaire d'utiliser un DV.
Si je peux discuter avec les guérisseurs, je leur demande si ils ont entendus des témoignages importants concernant le culte et l'attaque.
Ne prends pas ces infos en compte si on le fait en RP. ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 03 janv. 2015, 22:17
par ben
Dreanne regarda a nouveau vers la place..ceux qu'il avait d'abord pris pour des membres du culte pouvaient aussi bien être d'autres otages...il regretta aussitôt de ne pas avoir été par là pour les sauver...
« si j'avais su... »
il ne pouvait pas être partout et il regrettait de ne pouvoir se déplacer tel un vent furieux dans ce champ de bataille...la situation était véritablement délicate et les nains en rajoutaient une couche en trouvant de nouvelles raisons de s'inquiéter...
Le dragon poursuivait son oeuvre destructrice, crachant ses éclairs et déchirant les cieux de sa présence majestueuse...Dreanne se surprit encore une fois à admirer la créature, sa grâce naturelle dans ce maelström infernal qu'était devenue la ville...il reprit conscience en entendant les nains échanger sur un tunnel...
« comment ça un tunnel..? »
une lueur pointait son nez dans l'obscurité, s'il y avait un tunnel, ils pourraient sans aucun doute retourner sauver le reste du village...ils devaient se retrouver et prendre des décisions, ils devaient aller au temple, ils devaient aller sur la place...
« on doit y retourner, il faut s'organiser... »
le guerrier se laissa aller ensuite à un instant de faiblesse, s'appuyant sur les murailles, puisant dans la pierre les forces et la volontés qui lui faisaient défaut en cet instant...
on y arriveras pas...c'est trop pour nous...pour moi...je ne suis pas prêt...pas encore...
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[ reprise de l'action...on va tous mourir... ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 04 janv. 2015, 13:50
par le_gaillard
En voyant Phérande qui semblait dans un état d'urgence, Rurik pris les devants et se dirigea vers la tour. « Et bien, qu'attendons nous? Allons rejoindre les autres et engageons nous dans ce tunnel! » En espérant que ça fonctionne...
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 05 janv. 2015, 03:41
par Ardiemum
[1]Cour centrale (Rurik)
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Rurik semblait résolu à réunir ses compagnons et aller sauver le temple et ses occupants aussi vite que possible. Il descendit des remparts, Castellan sur les talons. « Борода Мурадина, горячая кровь горы бежит в ваших венах мой друг! » Un sourire barrait le visage du nain, ses cheveux et sa barbe luisants de reflets de feu à l’éclat de la lune. Il avait un accent rauque que Rurik n'avait jamais entendu auparavant. Langage nain a écrit :« Par la barbe de Muradin, le sang bouillant de la montagne coule dans vos veines mon ami ! »
En arrivant à hauteur de la porte d’entrée de la tour, Le Rouge marqua un temps d’arrêt.
« Я принесу ребята снимите флажки. Принесите ваши товарищи, когда вы готовы начать. » Son regard brillait d’une flamme d’espoir et de fierté.
Langage nain a écrit :« Je vais aller chercher quelques gars pour déblayer les caisses. Ramenez vos compagnons quand vous serez prêts au départ. »
Il prit la main de Rurik et la serra dans les siennes puis il se dirigea vers le coin du rempart sud, faisant signe à quelques gardes de le rejoindre. Rurik ouvrit sa main ; la clé que Castellan avait détaché plus tôt était posée dans sa paume.[/i][/b]
[2] Remparts (Dreanne)
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Les mains posées sur les pierres des remparts et les yeux rivés sur le dragon qui ravageait le village alentours, Dreanne semblait comme coupé du temps. Les paroles de Rurik le sortirent de ses pensées alors que les deux nains descendaient les escaliers de pierre pour se diriger vers les caisses que Castellan leur avait indiqué plus tôt.
Les pillards s’agitaient toujours en contrebas du chemin qui menait à la forteresse, et un attroupement plus lourdement armé s’était formé. Le guerrier aperçut soudain une silhouette vêtue d’un long manteau violet foncé qui semblait donner des ordres aux pillards et kobolds réunis là. Il devait sans nul doute s’agir de la femme aux commandes dont Tarbaw Nighthill leur avait parlé.
Un chariot arriva à hauteur du groupe et les pillards en déchargèrent trois grosses caisses de bois noir, marquées d’un symbole bleu impossible à identifier à cette distance. Qu’est-ce qu’il pouvait bien se tramer encore ?
[3] Grande tente (Ygdrazor / Kairos)
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Suivant les consignes du jeune Mehrik, les deux compagnons s’allongèrent sur les lits qui leur avaient été attribués. Le calme qui régnait dans la grande tente, bien que parfois coupé par un cri d’enfant ou un sanglot, contrastait étrangement avec la cohue qui se déroulait à l’extérieur.
Quelques minutes passèrent dans le silence avant que le jeune homme ne revienne, transportant une sorte de petite table basse sur laquelle étaient disposés deux bols de terre remplis d’un liquide opaque. « Tenez, buvez. Vous vous sentirez mieux. C’est un mélange de plantes et de racines. Une recette de famille. » Il lança un regard à son père qui s’occupait d’une autre personne. « Ce n’est peut être pas aussi efficace que les soins prodigués par Monseigneur Falconmoon et ses apprentis, mais ça soulagera vos blessures et calmera votre esprit. »
Il déposa le tout près entre leurs lits, et attendit quelques instants à leur côtés pour s'assurer qu'ils ne manquaient de rien.
[4] Tour – rez-de-chaussé (Gilraen / Phérande)
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Phérande n’avait pas bougé. Les dernières paroles de Sonia l’avaient comme sonné et laissé son regard vide, ses lèvres semblant murmurer quelque chose sans qu’aucun son n’en sorte. Toujours dans la cellule, Gilraen se tourna vers son camarade, inquiet pour son sort autant que pour celui de la captive.
« Puis-je savoir se qu’il se passe ici ? » La voie du gouverneur résonna en écho aux paroles de Gilraen. « Jeune homme ? Tout va bien ? » Il fit un pas vers Phérande et posa délicatement sa main valide sur l’épaule du demi-elfe, visiblement inquiet également de l’état dans lequel il se trouvait. « Jeune homme ? »
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 05 janv. 2015, 12:50
par le_gaillard
Tout en acquiesçant de la tête, Rurik répondit à Le Rouge :
« Вы можете рассчитывать на нас ! »
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[ Language nain ]
« Vous pouvez compter sur nous! »
Il avait la clé en sa possession, il fallait maintenant retrouver ses amis. Et comme tout allait bien depuis leur arrivé, Dreanne n'avait pas suivi les nains jusqu'à la cour centrale.
Bon, ça commence bien, je me retrouve seul... Maintenant qu'il était au pied de la tour, aussi bien aller chercher Phérande tout de suite. Rurik entra dans la tour à la recherche du rôdeur.
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 05 janv. 2015, 18:59
par pouish
Les quelques minutes d'absence de Mehrik permirent a Ygdrazor de s'apaiser et de faire retomber la tension, conséquence de leur périple fou dans les rues de Greenest pour atteindre la forteresse, en parcourant les pages de son grimoire.
Kairos, a ses côtés, était bien silencieux et avait suivi nonchalamment le jeune mage dans la tente. Ygdrazor espérait ne pas l'avoir froissé quelques instants plus tôt par sa répartie quelque peu sèche... Ou peut être est-il également mal a l'aise au milieu de ces villageois.
Lorsque Merhik revint enfin avec deux bols de terre, Ygdrazor le remercia:
« Merci a vous, maitre Merhik, ainsi qu'à votre père. Votre aide est d'un réconfort inestimable. »
Puis, il retint le jeune homme en relevant le nom qu'il avait mentionné.
« Vous parlez du prêtre de Chauntea? Nous avons vu le temple être attaqué... Le gouverneur souhaite les secourir.
Je ne veux pas abuser de votre temps mais si votre père et vous avez des informations utiles ou entendez des rumeurs sur l'attaque et les pillards, pouvez vous venir m'en informer? »
Ygdrazor pris ensuite une grande inspiration, tendit un bol a kairos puis bu le sain d'un trait.
La nuit va être longue...
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 06 janv. 2015, 00:29
par ben
Le guerrier se retrouva seul en haut des remparts, plongé dans sa contemplation du désastre, quand il remarqua un attroupement inquiétant de pillards armés qui s'agitaient en bas des remparts...ils étaient nombreux et amenaient d'étranges caisses, aiguillonnés par une étrange femme en habits mauves...
que font ils encore...
c'était une volonté implacable de détruire Greenest qui était à l'oeuvre, un acharnement a faire disparaître ces habitants, et ces caisses étranges...il se pencha vers la cour pour interpeller les nains, et ne vît que Castellan, Rurik avait disparu le temps que le guerrier ne reprenne ses esprits...
« Sir Castellan ! »
autant alerter une des autorités quelque chose se tramait qu'ils allaient devoir empêcher...Le guerrier descendit au pas de charge des remparts pour se retrouver dans la cour...apostrophant le capitaine nain...
« il faut qu'on sorte maintenant, les pillards se sont réunis en force et ont amenés des caisses étranges ici, au bas des remparts... »
il pointait du doigt l'endroit, au travers du mur, près duquel les pillards étaient en train de s'agiter...
« je ne sais pas ce que c'est, mais vu ce qui se passe, ça ne présage rien de bon...il y a une femme, là, derrière, qui est habillée en mauve et leur donne des ordres...j'ai peur qu'ils ne préparent un sale coup qui affaiblirait les défenses ici... »
Il était temps de repartir, de les attaquer pour ne pas les laisser mener leurs actions...reprendre l'initiative...
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 06 janv. 2015, 02:20
par Loupvorace
La main posée sur son épaule le fit sursauter et instinctivement Phérande la repoussa du revers de son avant-bras et du même mouvement, sans réfléchir, il sortit ses épées de leurs fourreaux et s’accroupit prêt à en découdre avec celui qui venait de l’agresser. Alors seulement, se rendit-il compte que c’était le châtelain ou du moins celui qui semblait diriger le château fort qui venait de le toucher, et ce, sans malice apparente. Ce dernier le regardait tout en reculant avec un air ahuri et blessé par une telle réaction inusitée de sa part.
Déjà, le mal était fait et les gardes avaient sorti leurs épées, prêts à défendre leur supérieur. Il se retrouvait en mauvaise posture alors qu’il n’en voulait aucunement à cet homme.
Arghhhh! Pourquoi faut-il que tout se complique inutilement…? Pourquoi ne m’avait-il pas parlé avant de me toucher…?
Ne voulant pas empirer la situation et se souvenant qu’il vaut parfois mieux avoir l’air imbécile que de le prouver, Phérande jeta ses épées au sol et montra ses mains aux gardes.
« Je suis désolé. Vous m’avez surpris alors que... Je ne suis pas habitué à être touché et à votre contact, mes instincts de survie ont pris le dessus. À nouveau, je suis désolé. Sachez que jamais je ne vous ai voulu du mal…
Cependant, cette femme possède une information qui m’est vitale, je dois absolument lui parler… »
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 06 janv. 2015, 06:09
par Ardiemum
[2] Remparts (Dreanne)
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A l’appel de Dreanne, Castellan se retourna pris de surprise. « Eh bien, eh bien, qu’est ce qu’il se passe encore ? Des caisses étranges vous dites ? Et la femme en mauve est revenue… » Il se gratta le menton, l’air pensif. Puis, à l’adresse des deux gardes à qui il avait demandé de le suivre, il ajouta « Vous deux, déblayez-moi les caisses dans le coin sud, que la porte soit accessible. Allez, au boulot ! »
« Montrez-moi de quoi il retourne ! » dit-il en reportant son attention sur Dreanne. Il suivit le guerrier, se retrouvant tous deux à nouveau en haut des remparts. Le nain sorti un petit cylindre de cuivre d’un étui de cuir attaché à sa ceinture. Il tapa d’un coup sec du plat de la main sur l’une des extrémités et deux cylindres de plus petit diamètre de déployèrent de l’autre côté. Il porta l’instrument à l’œil et le pointa en direction de l’attroupement. « Par Moradin qu’est-ce qu’ils fabriquent encore ? » Dreanne pouvait voir que trois caisses étaient posées au sol. L’une d’elle était ouverte et le groupe en sortit des genres de bâtons un peu plus grands qu’eux.
« Hmmm, c’est pas bon signe. » marmonna Castellan en tendant l’instrument à Dreanne. « Voyez par vous-même. » Mettant son œil sur la petite extrémité pour observer la scène qui se déroulait au loin, le guerrier put voir un groupe planter un bâton d’un côté du chemin, puis semblant compter une dizaine de pas en planter un autre de l’autre côté. L’extrémité supérieure de chacun se mit alors à vibrer et un léger claquement électrique se fit entendre tandis qu’un éclair se formait entre les deux appareils, vibrant d’une lueur bleutée.
Deux groupes se formèrent et commencèrent à se séparer lentement de chaque côté du chemin, plantant un nouveau bâton de chaque côté, répétant le processus avec un chaque fois un léger son à chaque nouvel arc électrique qui se formait. Dreanne remarqua qu’il y avait d’autres caisses dans le chariot en plus des trois au sol, et put distinguer le symbole sur l’une d’elle : une épée droite posée sur un cercle, entourée de deux lames courbes. Rien qui ne lui rappelait quoi que ce soit cependant.

[3] Grande tente (Ygdrazor / Kairos)
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« Oh seigneur non ! Ces pauvres gens sans défenses… » Le visage de Mehrik était blême suite à l’annonce par Ygdrazor de l’attaque qui se déroulait sur le temple. « Je… oui… d’accord, je vais prévenir mon père et s’il a des informations ou s’il entend quoi que ce soit je m’assurerais que vous ayez l’information. » Il marqua un temps d’arrêt, des larmes commençant à remplir ses yeux. « Mais vous devez promettre de les sauver ! Je vous en supplie, sauvez-les ! » Il se retourna alors et s’en alla quérir son père, visiblement touché par la nouvelle que le mage venait de lui donner.
Voyant le jeune homme s’en aller, Ygdrazor pris le bol à pleines mains et le bu d’un trait. Le breuvage qui s’écoulait dans sa gorge lui rappelait le lait tiède, avec un arrière goût terreux mélangé à une note sucrée des plus délicate. Il se sentit immédiatement mieux, comme si une chaleur émanait de son estomac pour se propager dans tout son corps. Les sons environnants se firent plus ténus, les mouvements alentours semblaient aller au ralenti. Il pouvait sentir le battement rapide de son cœur ralentir et ses doigts semblaient dessiner des trainées blanchâtres dans les airs lorsqu’il les bougeait.
Il était serein, apaisé, heureux. Ses yeux se remplirent soudain de fatigue, lourds sous le poids de la tension accumulée, et il s’allongea sans s’en rendre compte, fermant les paupières juste pour un instant…
[4] Tour – rez-de-chaussé (Gilraen / Phérande / Rurik)
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En entrant dans la tour, Rurik entendit le bruit d’un objet métallique tomber au sol, suivi de la voie de Phérande présenter des excuses à quelqu’un et mentionner des informations que la prisonnière semblait détenir. Les craintes du nain quant-à la sécurité de la captives étaient-elles fondées ? Etait-il arrivé trop tard pour empêcher son compagnon de passer à l’acte ?
Mais le spectacle qui l’attendait le prit par surprise. Phérande était dos à lui dans l’encadrement de la porte qui menait à une sorte de cellule, les mains en l’air et mis en joue par deux gardes, ses deux épées gisant au sol devant lui. Il aperçût la prisonnière attachée par les mains au fond de la cellule, visiblement vivante mais les yeux remplis d’un mélange de surprise et de peur. Gilraen se tenait près de la grille, face à Phérande et positionné de telle manière que l’on ne pouvait pas rentrer dans la cellule sans qu’il ne se déplace.
« Assez ! » Le bleu des habits du gouverneur apparut sur la gauche et sa voie grave résonna sur les murs de pierre. « Baissez vos armes, il n’y a d’ennemis ici que cette femme entravée et ses camarades d’infamie à nos portes ! » Les gardes s’exécutèrent, gardant toutefois un œil alerte sur le demi-elfe. Regardant Phérande droit dans les yeux, le gouverneur lui dit « Nul besoin d’user de violence mon jeune ami, nous sommes tous du même côté ici. Je ne vois pas d’objection à ce que vous posiez vos questions, la maraude semble des plus coopérative. » Il tendit le plat de sa main vers le rôdeur et l’un des gardes ramassa les deux épées jetées au sol avant de reculer d’un pas. « Par contre je ne peux vous laisser l’approcher en armes. » Le regard du gouverneur se portait sur l’arc et le carquois rempli de flèches qui pendaient dans le dos de l’aventurier.
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[ Ygdrazor = Récupère immédiatement 5 PVs.
Peut seulement poster ses rêves pour le moment, jusqu’à ce qu’il se réveille (je le ferais se réveiller).
Pour le coup, au moins un rêve est obligatoire, et il doit représenter quelque chose de bénéfique pour le personnage (un bon souvenir, un rêve heureux, des petits lapins roses qui courent sous un arc-en-ciel, …). ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 06 janv. 2015, 08:19
par toon
En un instant la situation dégénéra.
alors que Gilraen tentait d'apaiser Phérande, le rodeur, au contact de la main du gouverneur posé sur son bras, réagit instantanément et dégaina ses armes de leurs fourreaux !
C'est un de leur ! il veut tuer Nighthill mais avant que l'elfe ait a son tour sortit ses armes, Phérande les lacha à terre et l'air confus, s'abaissa en excuses, tenu en joue par plusieurs des gardes présents. Gilraen ne comprenait plus rien, et du coin de l’œil avisa Rurik qui se tenait à l'entrée de la tour, et chercha du regard son soutien...
Le coeur à tout rompre et les mains crispées sur la poignée de son épée courte et sa dague , Gilraen entendit le gouverneur faire preuve d'autorité, et remettre la situation sous contrôle
« Gouverneur, sauf votre respect, peut être que notre ami Phérande peut poser des questions d'où il se trouve, rentrer dans la cellule n'est nullement une obligation... Et Phérande mon ami il va falloir t'expliquer... »