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Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 15 juil. 2015, 20:32
par toon
Du haut de la tour GIlraen embrassait l'intégralité du camp d'un simple regard et ce qu'il voyait n'était pas réjouissant, d'autant plus que Phérande fixait à sans brûler les yeux un des pillards qui se rassasiait autours de l'un des feux.
Ce sentiment d'être seul parmis un océan de bandits étaient partagés par l'ensemble de la troupe, mais Kairos trouva quand même le moyen de chaparder un jeu de carte qui trainait.
« Bon, on est bien ici, et maintenant ? Phé, je sais que tu veux te venger du matou mais il ya plus de 100 pillards autours de nous ça risque d'être un peu compliqué. Et puis certains parmis eux ne sont pas que des simples pillards, il ya aussi des envoyés du Zentharim.... Sans compter Frulam
Il faudrait faire d'une pierre elfique 2 coups, par exemple l'attirer vers le moine, afin que tu lui règles son compte (au matou pas au moine) puis on part avec lui (le moine pas le matou..) »
S'approcher discrètement du moine...
« une fois qu'il fera bien nuit, je pourrais en longeant la corniche vers l'est m'approcher de Leosin... »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 17 juil. 2015, 04:47
par Loupvorace
Il murmura à l’intention de Kairos. « Oui. Le balafré qui se saoule près du grand feu devant nous, c’est lui, le Matou… »
Alors qu’il s’apprêtait à saisir son arc. Par l’intermédiaire de l’elfe, la voix de la raison s’immisçait dans ses pensées faisant défaillir sa résolution. Il se retourna vers Gilraen le visage toujours caché au fond de son capuchon :
« Merci Gil, je comprends les risques et ce que tu dis rejoint mon but. Je ne gagne rien à l’abattre lâchement d’une flèche décochée à cent mètres. Je veux qu’il me regarde dans les yeux lorsque ma lame s’enfoncera dans son cœur de pierre. Puis, une fois son âme en direction des enfers peut-être pourrai-je alors faire autre chose de ma vie que de me réveiller toutes les nuits pour le haïr. C’est pour cela que je dois voir son sang couler sur mes mains. Je sais que mes paroles pourront sonner insensées, mais c’est ainsi…
Que proposes-tu pour l’appâter jusqu’au moine? »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 18 juil. 2015, 04:18
par Maitre Menator
« Je pourrais aller le voir. » intervint Kairos. « Et je pourrais lui dire qu'un mec a trouvé beaucoup d'or dans le raid sur Greenest et qu'il nous serait aisé de le détrousser. Ce type, ce serait toi et je dirais au Matou qu'il se repose dans un endroit reculé, loin de la lumière des feux, et une fois qu'il arriverait, tu pourrais prendre ta revanche. En fait, je serais même là pour t'aider à le buter si tu veux. »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 21 juil. 2015, 11:12
par Ardiemum
[17] Grand feu de camp (Dreanne / Ygdrazor)
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Voyant l’indication d’Ygdrazor concernant son médaillon, Dreanne le glissa prestement sous son veston quelques instants à peine avant que le nain ne regarde dans sa direction. C’était moins une.
Tendant sa gourde en direction du mage, l’homme avec qui il discutait continua de parler : « Bah ca je dirais que c’est toi qui vois. Ils cherchent toujours des nouveaux adeptes de ce que je sais. Mais ces trucs c’est pas pour moi. L’argent rapide est plus mon truc, et puis il faut bien s’occuper un minimum de la famille si tu veux les voir grandir. Tu viens d’où sinon ? Si tu vas en direction d’Iriabor à l’Est d’ici tu peux te joindre à moi ; avec quelques gars du coin on part ensemble demain matin aux premières lueurs du jour. »
A la mention de Frulam et du Matou, le visage de l’homme se ferma. « A bah ces deux la c’est pas les plus aimés du camp, pour sur petit. J’ai vu le Matou fouetter à mort une femme que l’on avait capturé dans un village il y a deux jours, juste parce qu’elle avait renversé quelques goutes de potage sur ses chausses en lui servant son diner. Si tu le prends dans un mauvais jour, t’as intérêt à courir vite sans te retourner… Et pour tout te dire je n’ai jamais vu un de ses bons jours. »
Le nain à coté enchaina, comme une horloge bien réglée qui bat la mesure. « Frulam c’est une autre histoire : quand le Matou est plein de cruauté et de sadisme gratuit, elle est plus dans les expérimentations magiques en tout genre. Des trucs à vous empêcher de dormir moi j’vous dis. Et elle semble avoir un petit penchant pour la torture, si ce que l’on entend parfois provenir du captif attaché est un exemple suffisant. Enfin tant qu’elle reste dans sa grande tente avec les zigotos qui l’y on rejoint, moi je m’en bats le steak ! »
En écho presque immédiat aux paroles du nain, un cri de douleur de quelques secondes s’éleva de là où ils avaient repéré la silhouette attachée aux piliers de bois.
« AAAAAAAHHHHH !!!! »
[18] Tour de guet Nord (Rurik / Kairos / Phérande / Gilraen)
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Les quatre compagnons perchés au sommet de la tour de guet discutaient des possibilités d’action qui s’offraient à eux alors que la nuit avançait. Phérande avait repéré celui qu’il traquait depuis tant d’années, et a peine une centaine de mètres des séparaient a présent. Mais la mort a distance n’était pas ce que le demi-elfe était venu chercher.
La proposition de Kairos d’attirer le Matou à l’ écart était des plus honnête et avait pour mérite de limiter sommes toutes les risques potentiellement pris par le groupe. Gilraen semblait considérer de longer la corniche par l’Est pour se rapprocher le plus possible de l’endroit ou était retenu le moine. Cependant, bien que cela soit techniquement possible, il fallait tout de même compter sur une distance de quarante mètres en cas de problèmes en contrebas, ce qui compte tenu de l’obscurité ambiante restait quelque peu incertain pour des tirs de couverture de précision. Mais l’idée était des plus intéressante également.
Alors qu’ils se concertaient, une activité soudaine commença à se développer depuis la grande tente. Les gardes postés a l’entrée écartèrent leurs lances pour laisser passer quatre individus a l’apparence plutôt singulière. Le premier était un demi-dragon massif portant une torche en main droite, qui éclairait ses écailles bleutées : celui qui avait combattu contre Dreanne ce matin même ! Il était suivi par une femme vêtue de longs habits bleus et violets, en pleine discussion avec un homme au crane rasé portant une soutane rouge vif. Fermant la marche, un demi-dragon aux écailles noir comme la nuit et tout aussi grand que le premier mais d’apparence moins massive leur emboitait le pas d’une démarche assurée, une lourde épée pendant a son flanc.
Alors que le dernier membre de la troupe passait devant les quatre gardes, il indiqua d’un geste de main à deux d’entre eux de les accompagner. Les prétoriens s’exécutèrent, prenant chacun une torche accrochée non loin et éclairant la scène qui s’apprêtait à se jouer.
Arrivant au niveau du prisonnier attaché a la croix de bois, ils semblèrent échanger quelques minutes avec ce dernier, avant que des éclairs bleutés ne s’échappent des mains de la femme tout de bleu et violet vétue, faisant pousser au malheureux un puissant cri de douleur.
« AAAAAAAHHHHH !!!! »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 22 juil. 2015, 04:37
par Maitre Menator
« Voilà qui est plutôt singulier... » lâcha stoïquement le barde, tout en ramassant son paquetage pour redescendre en bas de la tour.
« Bon, vous faites ce que vous voulez, mais, si vous voulez voir ce que renferme cette tente, c'est le moment ou jamais ! » insista Kairos, attendant qu'une personne se manifeste pour le suivre avant de se mettre a descendre en bas de la tour.
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 23 juil. 2015, 09:25
par pouish
Ygdrazor avait essayé de rester dans la peau du personnage. Il avait accepté la gourde que lui tendait "la Filoche", son nouveau copain, et avait bu une gorgée raisonnable. Il avait espéré qu'il ne s'agissait pas d'un alcool fort car, n'ayant pas l'habitude de boire ce genre de breuvage, sa réaction aurait pu être raillée...
Sans alcool, la fête est plus folle !! Il aurait même pu être repéré...
Il avait ensuite répondu à la question de l'homme.
« Je ne me vois pas spécialement en membre de leur culte. Mais je n'ai rien ni personne qui m'attends chez moi, alors je suis bien tenté de profiter de l'argent facile encore un peu... je dois juste en discuter avec les autres, avec qui je faisait la route. » et il adressa son sourire le plus carnassier à son interlocuteur avant d'ajouter
« J'suis de la porte de Baldur mais pourquoi pas me refaire une nouvelle vie à Iriabor. Je ne suis pas très apprécié des autorités chez moi, si tu vois ce que je veux dire. En tout cas, merci pour l'offre. »
Le mage avait ensuite écouté attentivement "la Filoche" et Grundok disserter sur la cruauté exponentielle de Frulam et du Matou, essayant de mémoriser chaque information.
On ne sait jamais... ça pourrait servir... Et alors que le mage ne savait plus trop quoi dire pour faire parler ses nouveaux amis, un cri de douleur les avait interrompu. Ce cri semblait provenir de la gorge du moine, ou de quelqu'un se trouvant à proximité de lui... Une alarme se mit aussitot à sonner dans sa tête, lui faisant comprendre l'urgence de la situation.
« C'est quoi ça ?? » demanda instinctivement le mage à l'homme et au nain, tout en jetant un coup d’œil rapide à Dreanne, puis à la tour de guet où le reste de la compagnie était regroupé, afin de guetter une réaction de leur part...
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[ Ygdy attend une réaction de Dréanne et des gars de la tour, ou une réponse de ses copains pillards avant de faire quoi que ce soit... ]
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 23 juil. 2015, 23:42
par Loupvorace
« Ton idée est excellente Kairos. Je t'y accompagne, mais j'ai comme l'impression qu'il y a déjà foule. Si en plus on ajoute le Matou à Frulam et ses sbires, j'ai bien l'impression que nous sommes en désavantage numérique. On pourrait commencer avec le Matou puis on pourrait aller délivrer le moine?...Kairos? »
Déjà, le cornu descendait prestement l'échelle. Il prit un instant pour évaluer les possibilités et il dut se rendre à l'évidence. Rester groupé lui donnerait un avantage pour traverser le campement et si, une fois devant le Matou, ses hommes décidaient de s'interposer, l'aide de ses compagnons lui serait plus que bénéfique. Bon! Allons-y pour délivrer le moine en premier...
Il s'adressa à l'elfe: « Clairement Gil, on ne peut définitivement pas rester ici à ne rien faire... J'apprécierais vraiment ton aide. Tu viens? »
Il empoigna le haut de l'échelle puis il s'y laissa glisser en gardant une emprise en formant un étau avec ses mains et ses pieds accolés sur les côtés de celle-ci.
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 27 juil. 2015, 20:51
par toon
Gilraen vit Kaiross descendre l'échelle puis Phérande lui emboiter le pas... « Bon Corellon de Bon Corellon ! , mais vous êtes fous, ho oui! autant nous livrer directement à Frulham et ses sbires. »
c'est vrai que la situation urgeait, le moine semblait devoir subir une scéance de torture caractérisée, et Phérande réclamait son aide.
« Rurik, tu va rester seul dans la tour ? »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 02 août 2015, 18:49
par le_gaillard
Rurik observait le campement silencieusement. Heureusement, Gilraen avait su raisonner Phérande. Mais voilà que le prisonnier semblait recevoir un châtiment. « Je viens! Il faut aller aider le moine! »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 16 août 2015, 11:07
par Ardiemum
[17] Grand feu de camp (Dreanne / Ygdrazor)
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Lorsque les cris retentirent dans la noirceur de la nuit, les pillards réunis autour du feu se levèrent un à un rapidement, comme s’il s’agissait d’une sorte de signal. Mais les deux camarades se rendirent vite compte que ce n’était pas cela et plus une curiosité malsaine qui incitait ces bandits à aller voir d’un peu plus près l’action.
Jetant un coup d’œil en direction de la tour de guet pour voir si leurs amis avaient réagi, ils virent quatre silhouettes descendre une à une la grande échelle de bois et se diriger vers la partie arrière de la tente, visiblement sans attirer l’attention de quiconque. D’un signe de tête, Dreanne indiqua à Ygdrazor son intention d’avancer un peu plus près au profit des mouvements des pillards autour d’eux.
Arrivant près de l’extrémité d’un second petit groupement de tentes, le guerrier se figea en voyant plus en détail les membres du groupe : Une femme vêtue de longs habits bleus et violets qu’il reconnut comme étant Frulam de son observation depuis les remparts la nuit précédente, en pleine discussion avec un homme au crâne rasé portant une soutane rouge vif. Un demi-dragon aux écailles noir comme la nuit et assez grand mais d’apparence moins massive que celui qu’il avait affronté le matin même se tenait à leur côté, une lourde épée pendant à son flanc. Et comble de la stupeur, un demi-dragon massif portant une torche en main droite qui éclairait ses écailles bleutées se tenait là également : celui contre qui il s’était battu ce matin même !
De stupeur, il recula d’un pas, se portant hors de vue de la bête qui lui avait fait sentir les griffes froides de la mort autour de sa gorge. Sa blessure au torse se réveilla, émettant une très faible lueur verdâtre un instant avant de s’estomper. Relevant la tête vers le groupe, il vit celui qui s’était présenté sous le nom de Langdedrosa se retourner vaguement dans sa direction, comme s’il humait l’air de ses naseaux tel un chien de chasse aux aguets.
La main rassurante d’Ygdrazor se posa sur son épaule. Sans un échange de mots, il savait que son ami était à ses côté et qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Ils étaient toujours entourés de pillards, le regard absorbé par l’étrange spectacle qui se déroulait là-bas. Le silence était retombé dans le campement, et seule le brouhaha des voix qui s’élevaient ici et là raisonnait comme un bruit de fond à leurs oreilles. Au nord de la grande tente et à la faveur d’un rayon de lune fugace, Ygdrazor repéra Phérande et ce qui ressemblait à trois autre silhouettes, indistinctes cependant avec la distance et la pénombre.
[19] Grande tente de commandement (Rurik / Kairos / Phérande / Gilraen)
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Aux cris de douleur du prisonnier, Kairos se dirigea vers la trappe dans le sol de la tour avant de disparaitre par l’ouverture sombre en descendant l’échelle. Il comptait bien profiter de cette distraction opportune dans le campement pour aller voir de plus près ce qu’il se cachait sous la grande tente recouverte aux motifs des cinq dragons chromatiques.
Un à un ses trois compagnons lui emboitèrent le pas, laissant la tour de guet derrière eux pour descendre la grande échelle de bois. Profitant de la visible distraction que les cris du prisonnier avait permise, ils arrivèrent bientôt à la partie arrière de la grande tente recouverte de tentures de cuir richement ouvragées. Jetant un coup d’œil en direction du grand feu de camp où ils avaient laissé Dreanne et Ygdrazor un peu plus tôt, ils virent leurs deux camarades avancer avec quelques pillards en direction de la source des cris.
Le silence était retombé dans le campement, et seule le brouhaha des voix qui s’élevaient ici et là raisonnait comme un bruit de fond à leurs oreilles. Ils n’avaient pas une très bonne visibilité sur le groupe qui était sorti de la tente pour se rapprocher des poteaux, et seul Phérande pouvait voir de sa position le demi-dragon bleu qu’ils avaient rencontré le matin même un peu en retrait du groupe, la tête dirigée vers le grand feu dans une expression semblable à celle d’un chien de garde humant l’air à la recherche d’une proie.
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 17 août 2015, 20:16
par Maitre Menator
Sans trop se soucier des cris ou de ce qui pouvait bien en être la source, Kairos se montra une fois de plus téméraire et tenta de soulever le bas de la tente pour tenter de voir s'il n'y avait pas moyen de voir ce qu'elle (ou qui...) contenait. Juste avant, toutefois, il s'adressa à ses compagnons.
« Bon, vous faites ce que vous voulez à propos de ces cris, mais c'est notre seule chance de voir ce qui se cache dans cette tente. »
Re: [Chapitre 7] Un campement dans la brume
Posté : 18 août 2015, 12:50
par le_gaillard
Rurik suivait ses compagnons avec l'inquiétude de se faire prendre. Rurik regardait sans cesse autour de lui. Voir Kairos soulever la tente sans plus de prudence infligea pratiquement une crise de panique à Rurik. « Par Moradin! Que fais-tu là! » Le nain continuait de surveiller les alentours.