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Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 13 févr. 2016, 04:33
par Maitre Menator
Lorsqu'il entendit les gardes détaller à toute allure, Kairos comprit que rien de bon ne pouvait en découler. Aussi, l'être infernal ne perdit pas une seule seconde et renfourra son épée dans son étui avant de se retourner promptement. C'était trop tard et le barde fut confronté à la pointe de deux hallebardes qui lui chatouillaient presque le torse.
« Non... Non, vous ne comprenez pas ! » dit le tieffling, feignant un effet de surprise forcé. « Tout cela n'est qu'un très gros mal entendu ! » enchaîna-t-il, tout en levant les bras, comme s'il cherchait à désamorcer une situation qui s'annonçait plus que tendue.
C'est alors que retentirent les cris de la voisine. Kairos ferma les yeux en signe de découragement, puis prit une grande inspiration.
« Bon... » n'eut-il que comme seules paroles.
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 13 févr. 2016, 09:48
par ben
Le guerrier rengaina son épée, il ne comprenait pas pourquoi la garde de la ville les menaçaient maintenant qu'ils avaient réussi à capturer ce dangereux ruffian.
« ah! Officier, merci de votre prompte intervention, nous avons capturé le voleur... »
Il regarda la pièce et aperçu la bourse.
« Rurik, montrons leur le contenu de sa bourse enchantée pour dissiper ce malentendu... »
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 13 févr. 2016, 10:30
par toon
« Capitaine, c'est terrible à dire, mais si j'en crois nos traditions elfiques qui mentionnent ce type de créature, nous disposons d'environ 1 heure pour incinérer le corps de votre pauvre soldat .. »
cela semblait une solution vraiment très extrême, comment aller expliquer à la famille du malheureux...
« Cela semble une solution très extrème, mais nous n'avons qu'une heure devant nous. Ha ! si seulement mon compagnon prêtre avait été la, il aurait peut-être suggéré autre chose ?... »
Mais pourquoi j'ai dit ca ???, Rurrik doit être gavé de bière, la tête entre les mamelles de la barde tieffeline...
« Votre soldat avait-il de la famille ? Si tel n'est pas le cas, l'incinération alors. »
GIlraen attendit, l'air grave, la réponse du capitaine Favert.
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 13 févr. 2016, 10:52
par pouish
Ygdrazor décida qu'il était temps d'agir... mais tout en restant caché...
Il s'approcha donc de la bourse dont il était question, la saisit, en retira le luth magique qu'il posa à proximité du rufian... et il conserva la bourse
Il n'y a aucune raison qu'un objet aussi merveilleux tombe entre les mains de vulgaires gardes...
Puis il se tient pret à marcher sur les noyaux du voleur pour le reveiller... c'est encore la meilleur façon de faire innocenter ses amis... enfin c'est ce qu'il pensait....
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[ Ardy, je te fait un jet d'escamotoage avec avantage (en raison de l'invisibilité) pour la manipulation de bourse. Normalement, quand Ygdy prend la bourse elle devient aussi invisible ? Je te laisse me dire si je me suis un peu trop avancé et si mes actions sont impossibles ou trop nombreuses... ]
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Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 13 févr. 2016, 17:03
par le_gaillard
L'arrivé des gardes n'arrangeait pas vraiment les choses. Avec la bonne femme d'en face qui accusait le Crâne Grimaçant de vol, la situation serait loin d'être simple. Au moment où Rurik s'apprêtait à prendre la bourse, cette dernière disparu. « Mais qu'est-ce... » Le premier réflexe du nain fût de vérifier si le bandit était toujours endormi, ce qui semblait être le cas, mais le luth était apparu à ses côté comme par enchantement. Rurik s'adressa aux gardes: « Venez vite! Cet individu à eu l'audace de voler cet instrument au Tonneau Jovial. Heureusement que nous avons pu l'arrêter! »
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 15 févr. 2016, 04:03
par Ardiemum
[24] Garnison des gardes de la ville (Gilraen)
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Le Capitaine eut l’air quelque peu surpris des propos de Gilraen. Mais il était déterminé également à ce que ce fléau ne se répande pas plus longtemps, quoi que cela puisse être. « De ce que je sais, sa femme est morte il y a trois hivers. Il n’a qu’une seule fille qui vit à Scornubel, plus au nord. Il me semble plus sage de suivre vos recommandations immédiatement. Je ferais porter un courrier à sa fille dès que le calme sera retombé. »
Le nom de ma ville rappela à l’elfe que c’était justement la route qu’ils s’apprêtaient à prendre le lendemain, Leosin leur ayant dit qu’il devait aller y retrouver un de ses contacts. Mais pour le moment, les gardes s’affairaient à porter le corps inerte de leur camarade pour l’amener vers la cour extérieure.
Sur le lit, la jeune fille que Gilraen croyait avoir sauvé de la créature était allongée immobile. Elle semblait paisible et endormie, si ce n’était pour les quelques veines noirs de jais qui remontaient le long de son cou. Elle avait définitivement succombé à la blessure de l’ombre, pour de bon cette fois, et son corps était froid au touché.
Voyant l’attention du roublard attiré vers la jeune femme, le Capitaine l’interrompit dans ses pensées : « Vous pensez qu’il faut faire de même avec elle ? Si ce que vous me dites est correct il ne semble pas que nous ayons autre chose à craindre. Et ne la connaissant pas je ne suis pas certain qu’elle n’ai pas de famille en ville à avertir de la tragédie. »
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[23] Rues de Berdusk - Course-poursuite (Ygdrazor / Kairos / Dreanne / Rurik)
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La tension baissa d’un cran lorsque Kairos leva les bras pour indiquer qu’il se rendait aux autorités. Les visages des gardes étaient toujours tendus, mais leur attention pouvait désormais se focaliser sur un nombre plus restreint de menaces potentielles. L’un des gardes s’approcha du tieffelin et lui fit faire quelques pas de côté dans la ruelle, le mettant face au mur et ramenant ses mains dans le dos pour commencer à les attacher à l’aide de menottes de métal.
Dans la maison, alors que Rurik s’apprêtait à attraper la bourse bleue posée sur la table de chevet, celle-ci disparut soudain à se grande surprise. Quelques instants plus tard, il vit apparaitre aux côtés de l’homme endormis un lute finement ouvragé. Dreanne avait également remarqué l’apparition soudaine de l’instrument du coin de l’œil, ce que ne semblait heureusement pas avoir vu le chef de la garde.
« Mains derrière la tête ! Dernière sommation ! »
L’homme visiblement en charge fit quelques pas en avant et pénétra dans la bâtisse, suivi de trois gardes. Il jetta un regard circonspect à la scène, identifiant Dreanna et Rurik debout aux côtés d’un homme allongé immobile sur le sol, les yeux clos. Aucune trace de sang n’était visible, et seuls la porte défoncée ainsi que le carreau d’arbalète planté dans le panneau de bois de l’armoire indiquait qu’il y avait eut conflit.
Les yeux du gradé couraient du guerrier au nain à l’homme au sol, essayant visiblement de faire rapidement sens des diverses informations qu’il avait devant lui. Au côté de l’homme étendu au sol se trouvaient en effet un sublime lute dont Dreanne avait fait mention ainsi qu’une arbalète de poing posée non loin de la main du fuyard.
Il semblait évident aux quatre compagnons que la seule solution était de coopérer avec les autorités, tout discourt semblant vain pour l’heure présente.
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[ Je suppose que Kairos n’oppose pas de résistance, dit-le moi si c’est le contraire.
Pour les autres, le chef de la garde est toujours incertain de votre attitude vis-à-vis de ses directives. ]
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 15 févr. 2016, 04:26
par Maitre Menator
Kairos mit ses mains derrières sa tête et obtempéra, soucieux de ne pas passer la nuit dans un cachot inconfortable.
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 15 févr. 2016, 04:42
par le_gaillard
« Par Moradin! Nous faisons tout le travail à la place des gardes et voilà comment ils nous remercient! » Le nain déposa son marteau de guerre et son bouclier et plaça ses mains derrière la tête.
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 15 févr. 2016, 08:51
par ben
Le guerrier, plutôt satisfait du travail accompli, avait placé ses poings sur ses hanches et regardait incrédule la scène, spectateur de ce qui se déroulait sans véritablement le comprendre.
« non non, vois faites erreur, passez les menottes à cet homme... »
Quand Kairos et Rurik se rendirent à la garde, il maugrea avant de défaire son ceinturon d'armes et de le tendre à l'un des gardes..
« je ne comprend plus...faire les choses bien vous vaut d'être arrêté alors que le criminel est à vos pied...cela ne devrait pas arriver! »
Il était temps de clarifier les choses et rien ne servait de résister...
« allez, au moins envoyez quelqu'un pour confirmer nos dires à l'auberge, cela dissipera ce malaise... »
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 15 févr. 2016, 18:44
par toon
« Ha oui Scornubel, écoutez Capitaine, je dois m'y rendre avec mes compagnons dès demain, si cela peut vous faire faire l'économie d'un message, je peux transmettre le courrier à cette personne »
Gilraen regarda alors le corps de la jeune femme intensément, se demandant s'il n'avait pas été sur le point de conclure...
« Pauvre jeune femme... Peut être que nous pourrions placer son corps dans un cercueil fermé le temps de faire des recherches sur son éventuelle famille ? D'ailleurs, ne deviosn nosu pas retourner sur les lieux où je l'avais trouvé ? »
L'elfe attendait la réponse du Capitaine, se demandant si discrètement il pourrait récupérer ses outils de voleur....
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 16 févr. 2016, 00:35
par pouish
Ygdrazor était heureux d'avoir récupéré cette bourse magique, il décida donc de la garder précieusement et de la cacher. Il remit donc à plus tard son examen approfondi, y compris celui de son éventuel contenu...
Il décida de s'éloigner en catimini de la scène de crime pour ne pas être considéré comme complice. Il sortit donc de la maison et se dirigea vers le coin d'une ruelle où il pourrait dissiper l'invisibilité à l'abri de tout regard, quitte à intervenir plus tard en faveur du crâne grimaçant...
Re: [Chapitre 9] Halte à Berdusk
Posté : 16 févr. 2016, 06:09
par Ardiemum
[24] Garnison des gardes de la ville (Gilraen)
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« Si votre route vous mène à Scornubel, je serais en effet soulagé si vous pouviez porter le message en main propre. Je suis sûr qu’il vaut mieux que vous lui appreniez la nouvelle plutôt qu’un coursier. Suivez-moi dans mon bureau le temps que je rédige quelques mots. Après ça je vous accompagnerais là où mes hommes vous ont arrêté. Peut-être qu’un indice est resté sur place en effet. »
Le Capitaine sorti alors de la pièce, se dirigeant dans le hall vers la porte de son bureau, invitant Gilraen à le suivre. « Je dois vous présenter mes excuses pour la manière dont mes hommes vous ont traité messire Earfalas. Mais ne les jugez pas durement, ce sont d’excellents soldats et je sais que je peux compter sur chacun d’eux en cas de coup dur. »
Le capitaine marqua un court temps d’arrêt. « C’est un coup dur d’avoir perdu Jirak. C’était l’un des plus expérimenté. J’espère que les autres vont réussir à s’en remettre rapidement. Ce qui est sûr c’est que les conditions dans lesquels il a passé l’arme à gauche sont des plus préoccupantes… »
[23] Rues de Berdusk - Course-poursuite (Ygdrazor / Kairos / Dreanne / Rurik)
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Les trois camarades obtempérèrent aux ordres de chef des gardes, remettant leurs armes à l’un des soldats entré dans la maison. Ils passèrent les menottes à Dreanna et Rurik comme ils l’avaient fait à Kairos, puis firent de même pour l’homme allongé sur le sol.
« Sergent, celui-là dort comme un bébé. Aucune trace de combat visible, il est juste endormi. » La trace du coup de poing que Dreanne avait envoyé à l’homme était heureusement pour le moment dissimulée sous une barbe naissante. Le garde releva l’homme et le porta sur l’épaule tandis que le troisième poussait le guerrier et le clerc à l’extérieur, pour les aligner le long du mur aux côtés de Kairos.
Vous deux, allez au Tonneau Jovial demander concernant ces trois là. Le Sergent avait désigné deux gardes resté dehors, qui s’exécutèrent aussitôt et s’en allèrent à pas forcé en direction de l’établissement proche, manquant de renverser Ygdrazor au passage qui s’écarta juste à temps.
L’invisibilité du sort du mage faisait toujours effet, et il réussi sans encombres à s’éclipser en direction de la place toute proche et de ses rues adjacentes, loin des regards et de l’attention qui étaient pour le moment tous portés sur ses camarades. Loin du tumulte, il pouvait donner libre cours à sa curiosité. Mais il n'était pas certain que dissiper l'invisibilité en public soit une si bonne chose, même si personne ne semblait être dans les alentours immédiats. La curiosité ou la discrétion, il devait choisir.
Après avoir inspecté brièvement l’intérieur de la maison et constaté les dégâts, le sergent alla parler avec quelques-uns des voisins qui étaient descendus dans la rue. Puis il se rapprocha des aventuriers. « Bon, j’ai bien compris que vous disiez être innocent et avoir rattrapé un voleur toussa toussa. Mais vous n’allez quand même pas me dire qu’il a défoncé la porte de sa propre maison ? D’après les voisins il habitait là depuis quelques mois à peines, mais cela semblait tout de même être chez lui. Et que pouvez-vous me dire sur son état de sommeil… catatonique pour le moins que l’on puisse dire ? »
« Alors racontez-moi votre histoire, et pas d’entourloupe ! »
« Et Sergent n’oubliez pas ma porte hein ! Qui c’est qui va me la rembourser ma porte ? » La voix maintenant familière de la femme qui habitait la maison d’en face s’élevait à nouveau.