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Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 29 déc. 2014, 03:49
par Ardiemum
Répondant à Gilrean, le gouverneur indiqua de son bras valide la direction du campement de tentes à l’extrémité nord de la cour. Il y avait tellement de gens ici que le campement prenait plus de la moitié de l’espace disponible, le reste étant encombré de caisses, d’outils et de soldats. Le chariot disloqué faisait pour le coup relativement ton sur ton avec la pagaille ambiante. « La grande tente au centre, demandez Thobias ou Mehrik, ils vous rafistoleront de leur mieux, mais avec tous les blessés je ne puis vous garantir du meilleur service… »
« Ce que vous dites est en effet des plus intéressant jeune homme. J’espère que les captifs que vous nous avez amenés pourront nous en dire plus ! » Se tournant vers le nain aux cheveux de feu, il ajouta « Castellan, accompagnez-les sur les remparts pour faire un topo de la situation, je vais aller voir ce que nos nouveaux "invités" ont à dire. »
« Très bien Monseigneur ! Allez vous deux, suivez-moi. » dit-il en s’adressant à Dreanne et Rurik avant de s’avancer vers un escalier de pierre attenant à la muraille.
De leur côté, la famille Swift et le couple Kariskof se dirigeaient vers le campement, suivi de Kairos et Ygdrazor. Gilrean avait emboité le pas des gardes à l’intérieur de la tour pour assister à l’interrogatoire et Phérande s’occupait patiemment des bœufs.
[1] Cour centrale (Phérande)
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Les bœufs avaient retrouvé leur calme et paissaient paisiblement. Phérande s’assurait qu’ils n’avaient pas trop souffert de leur course effrénée, et il avait l’impression que le regard qu’ils lui lançaient parfois était rempli de gratitude.
L’attroupement qui s’était formé après leur arrivée se dispersait, tout comme ses compagnons. Un calme relatif était revenu, seulement interrompu par les cris épars au loin à l’extérieur de la forteresse.
[2] Remparts (Dreanne / Rurik)
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Emboitant le pas de Castellan, Dreanne et Rurik montèrent les escaliers menant vers le haut des remparts. Le nain les amena au poste d’observation situé au dessus de la grande porte, d’où ils avaient une vue imprenable sur Greenest et sur la forteresse.
Il était évident qu’ils étaient encerclés, ou tout du moins la sortie principale était bloquée par un grand nombre de pillards, ce qui rendait l’utilisation de la grande porte des plus improbable. Le temple était visible à l’est, la lumière de quelque dizaine de torches dansant autour. Au nord ils pouvaient voir ce qui ressemblait à la place centrale du village, où de nombreuses figures en armes étaient visibles ainsi que des silhouettes agenouillées groupées au centre. A l’ouest ce qui ressemblait à une grosse grange était encerclée de lueurs de torches, sans doute prêts à mettre le feu aux réserves de la ville pour l’hiver.
[3] Grande tente (Ygdrazor / Kairos)
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Arrivé au campement de fortune, les Swift et les Kariskof furent accueilli par des larmes de joies par de nombreux villageois, heureux de voir que d’autres avaient également survécu. Linan se retourna un instant vers les deux compagnons et leur adressa un signe de tête de gratitude.
Ygdrazor et Kairos entrèrent dans la tente que le gourverneur Nighthill leur avait indiqué. Impossible de la manquer : elle était trois fois plus large que les autres et un flot régulier de personnes, jeunes et âgées, homme femme et enfants, y entrait et en sortait. A l’intérieur des lits de fortune avaient été installés et plusieurs personnes s’affairaient à s’occuper des blessés. Le dénommé Georges qui avait rossé Sonia un peu plus tôt était assis près de l’entrée, le visage plongé dans ses mains.
[4] Tour – rez-de-chaussé (Gilraen)
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La tour faisait environ trente mètres de diamètre et était protégée par d’épais murs de pierre. La décoration intérieure de l’entrée était des plus sobre et le mobilier réduit au strict minimum. Une table, deux chaises, une armoire. Un escalier partait à gauche pour continuer vers les étages supérieurs en suivant la courbe intérieure de la tour.
Les gardes poussèrent une porte à droite de l’entrée qui abritait un espace un peu plus petit dont la moitié était séparée en deux cellules au sol recouvert de paille sèche. Les gardes mirent Sonia dans l’une et le kobold dans l’autre, leur retirant leurs liens pour les attacher aux chaines qui pendaient du mur. Voyant que le kobold ne touchait pas le sol, ils lui mirent un tabouret sous ses pieds, avant de lui asséner une gifle sèche pour qu’il reprenne connaissance.
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[ Vous avez vos tous des situations séparées, agissez en circonstance s’il vous plait sans vous soucier de ce qu’il se passe pour les autres. ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 29 déc. 2014, 11:31
par Morgul
Kairos admirait ce regroupement de pauvres gens, agglutinés de ça et là.
« Tu vois, Ygdrazor, dans mes voyages j'ai pu voir des tas de races, choses et autres "trucs" en tout genre, et pourtant c'est l'humain qui m'intrigue le plus... Un jour ils se font la guerre, et un autre il arrive plus fort qu'eux, alors ils se serrent les coudes pour affronter la menace ou périr, avant de se battre à nouveau et recommencer le processus... Etrange race, portant si essentielle dans notre monde. Qu'en dis tu ? Asseyons nous et discutons un peu, je suis épuisé et depuis le début de notre aventure nous ne savons rien l'un de l'autre ! Profitons que pour une fois nous ne discutions pas de tactique guerrière. » Kairos ris, un rire de soulagement et un rire nerveux à la fois.
Tout s'accumulait, et prendre le temps de s'allonger et discuter de choses et d'autres lui faisait bizarre, il ne se souvenait plus combien il était plaisant d'apprécier son repos.
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 29 déc. 2014, 11:53
par toon
« Ho les gars, doucement avec le nabot quand même, si nous l'avons gardé en vie jusqu'à là c'est qu'il y a une raison ! »
Corellon ! Ils sont tous à bout de nerfs...
Gilraen rentra dans la cellule de Sonia, et s'adossa à l'un des murs, bras croisés et une jambe repliée contre le mur.
« Sonia, j'ai tenu ma promesse, je t'ai soigné et évité qu'on t'assassine froidement. Personne ne te fera de mal si tu réponds aux questions que je vais te poser »
Utilisant le jardon des voleurs il lui précisa:
« Il ne t'arrivera rien situ coopères, tu peux avoir confiance en moi, je te l'ai déjà prouvé mais mes petits copains et les gars du coin ne sont pas comme moi... montre moi ton poing fermé si tu as compris ce que je viens de dire s-il te plait. »
S'adressant au Gardes en commun:
« Messieurs, serait-il possible de disposer d'une cruche d'eau et de quelque chose à manger, s'il-vous plait ? »
Toujours en langue commune et se tournant vers Sonia, Gilraen la questionna :
« Sonia, Parle moi de ce mystérieux culte, en fais tu partie ou s'agit-il de tes commanditaires ? quelle est la vocation de ce culte ? Est-ce que Lenni-thon est le chef du Culte ? Si oui quel est son but, si non pour qui agit-il ?
Qui est Frulam et a t-il un rôle particulier dans votre organisation ?
Pourquoi voulez vous amasser des objets de valeurs ?
Y a t-il quelquechose d'intérêt au temple de Chantéa ? et Greenest ?
Que sais tu au sujet des 'Chiens-Dragon's ?
Le nain qui s'est enfui et qui supervisait le chargement des chariots, qui est-il ? d'où vient-il ? Est-il membre du culte ? »
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[ Ce sont l'ensemble des questions que je souhaite poser en fonction des premières réponses elles peuvent intervenir dans un ordre différent, et je pourrais aussi en ajouter of course. je prends un repos court si tu juges que c'est possible pendant l'interrogatoire. ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 29 déc. 2014, 19:50
par ben
Dreanne avait suivi le nain en haut des remparts, et il se sentit envahit en arrivant sur les hauteurs empli d'espoirs et gonflé d'orgueil. ..
et bien comment on va s'en sortir?
La déception pût se lire sur son visage pendant une seconde...cernés ils ne pouvaient pas sortir, vus d'en haut les pillards étaient encore plus nombreux que ce qu'il s'était imaginé...
« mais que ce passe t'il ici? »
Chaque minute passé dans cette ville devenais une nouvelle épreuve. ..poursuivis, cernés, attaqués. ..Les gens ici vivaient une nuit de cauchemar et leur compagnie s'était jeté dans cet enfer...
« bien donc nous ne pouvons pas sortir et le temple et cette grosse grange semblent menacées. .. »
Il pointa du doigt la place au nord, sentant un fourmillement le long de ses doigts qui se reprima de lui même. ..
« regardez ces gens agenouillé...si c'est bien un culte, ils ont peut-être des cérémonies ou des heures de prières. ..il faudra voir l'évolution de la situation pour saisir l'opportunité et tenter une sortie... »
Le guerrier saisis sa toute nouvelle arbalète. ..
« sinon castellan. ..vous avez des archers...vous pourriez nous créer un passage pour qu'on aille secourir les gens du temple »
Le guerrier se demandait si ils allaient mourir ici...
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[ vu mon état de santé, je ne m'inquiète pas trop pour la récup de points de vie...par contre j'attend de savoir si on fait un repos court, ça rechargeras mes capacités de guerrier...
]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 29 déc. 2014, 23:35
par pouish
En approchant du campement de fortune et de la grande tente, Ygdrazor prenait peut a peu conscience du piège dans lequel ils avaient foncé en pensant se mettre à l'abri du danger. Ils étaient des centaines et se trouvaient a la merci d'une armée et d'un dragon...
Nous ne verrons pas le prochain lever de soleil...
Linan Swift leur adressa un signe de gratitude, qu'il accueillit avec un sourire timide, le meilleur qu'il pouvait offrir étant donné les circonstances. Puis il s’éloigna, accompagné de Kairos, en direction de la grande tente.
Le tieffelin semblait particulierement nerveux et cette nervosité se traduisit par un besoin de conversation :
« Kairos, je comprends bien cette fascination que tu peux avoir pour la race des hommes, puisque je suis moi-même un spécimen particulièrement exceptionnel. Cependant, je pense, mon bon ami, que le moment est mal choisi pour tailler le bout de gras... »Puis il ajouta :
« Le compagnon est peut-être également mal choisi...
Nous sommes en plein milieu d'un piège mortel et il nous faut trouver un moyen de nous en sortir au plus vite... »
Puis, jetant un regard vers les blessures de Kairos, il ajouta :
« Il est surtout nécessaire de nous remettre sur pied et de nous reposer car cette nuit risque d'être très longue...
Voici la tente que nous a indiqué le gouverneur. »
Le mage pénétra dans la plus grande tente du campement et posa aussitôt son regard sur le garde qu'il avait aperçu à leur arrivée...
« Excusez-moi, brave soldat. Le gouverneur Nighthill nous envoie trouver Messieurs Thobias ou Merhik pour panser nos blessures. Nous venons d'arriver... »
Il marqua une courte pause, le temps que le soldat lui prête attention et faisant semblant de le reconnaitre.
« Mais, je vous ai aperçu à la grande porte... Je m'excuse de vous déranger. Je comprend votre peine, j'ai moi-même perdu des proches dans des circonstances... euh... proches. Cependant, mes compagnons et moi-même pensons que la situation est grave et qu'il est nécessaire de réagir rapidement pour repousser nos ennemis communs. Les compétences d'un soldat tel que vous et votre connaissance du village pourrait nous être précieuse... »
« Je connais ce mélange de sentiment que vous devez ressentir: le chagrin, la colère, la peur, l'impuissance, la soif de vengeance... utiliser votre colère et aidez nous pour assouvir votre vengeance sur ceux qui vous ont pris ceux que vous aimez... »
Ygdrazor avait bien conscience d'en demander beaucoup a cet homme qu'il ne connaissait mais il se sentait pris au piège et userait de toutes les manœuvres pour trouver une échappatoire et stopper ce... culte...
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[ Ygdrazor cherche à obtenir des renseignements sur les origines de l'attaque des pillards et des renseignements techniques concernant la forteresse et le village , le garde connaissant certainement les lieux mieux que quiconque, comme une sortie discrète pour un "commando".
Puis, il va trouver les hommes que le gouverneur a nommer pour se faire soigner.
Si tu a besoin de jet de persuasion ou autre, je te laisse les faire.
Une fois que j'ai obtenu les renseignements, je retourne auprès du chef de la garde et de Dreanne et Rucik.
Évidemment cela si kairos n'a rien d'autre a proposer ou si les évenements changent la situation... ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 30 déc. 2014, 02:56
par le_gaillard
Rurik suivit son Dreanne et Castellan jusqu'en haut des remparts. La position élevé permettait d'avoir une meilleure vue d'ensemble sur la situation. La quantité de pillardétaient impressionnante. Et il semblait impossible de pouvoir sortir de la forteresse. Rurik pointa les pillards devant la porte puis demanda à son camarade nain: « Y'a-t-il un autre moyen de sortir de la forteresse pour rejoindre le temple? »
Puis il tenta de regarder plus en détail le groupe agenouillé... Était-ce bien des cultistes, comme le prétendait Dreanne, ou bien était-ce des otages entourés d'hommes armés?
L'étendu du siège décourageait Rurik. Si c'était bien la grange qui contenait les réserve pour la saison froide que les pillards s'apprêtaient à brûler, la situation était bien plus grave qu'il ne pouvait le croire. « Que Moradin nous aide! Qu'allons nous faire? »
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 30 déc. 2014, 06:44
par Ardiemum
[1] Cour centrale (Phérande)
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Une main sur chacun des bœufs, Phérande faisait corps avec la nature. Mais sa méditation et son isolement était constamment interrompu par les allées et venues de toutes les personnes qui se trouvaient dans la cour. La forteresse semblait avoir été conçue pour accueillir un grand nombre de réfugiés en cas de coup dur, mais les autorités n’étaient visiblement pas habituées à une telle situation. Malgré tout, ils faisaient de leur mieux pour s’aider les uns les autres. Sans doute étais-ce ça la civilisation à laquelle il avait tant voulu goûté.
Ygdrazor et Kairos avaient disparus sous les pans de la tente qui trônait au centre du campement, et Dreanne et Rurik étaient en pleine discussion sur les remparts en surplomb avec un nain aux poils presque aussi rouge que le sang versé. Soudain un cri strident s’éleva en provenance de la tour, étouffé par la lourde porte d’entrée entrouverte. Il ne dura que quelques secondes, mais le demi-elfe pouvait sentir la peur dans le timbre de voie.
[2] Remparts (Dreanne / Rurik)
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« Dreanne qu’vous vous appelez hein ? Moi c’est Castellan, mais tout le monde m’appel Le Rouge ici. » Il sorti de sa poche une petite fiole recouverte d’une fine épaisseur de cuir tanné et déversa quelques grains rouge sang de son contenu dans le creux qu’il avait formé entre les tendons de son pouce levé, avant de les porter à ses narines et d’inspirer profondément. Il regarda les deux compagnons droits dans les yeux alors que Dreanne mentionnait les activités se déroulant sur la place du village. Tous deux purent voir que des petits points rouges parsemaient le blanc de ses yeux.
« Vous avez bien raison, il se trame des choses pas nettes ici. Mais si vous voulez mon humble avis, c’est pas des cultistes que vous voyez là, c’est des gens à nous ! Les gardes ont repérés les mouvements ennemis par là bah depuis quelques temps et il semblerait que ces pourritures aient fait des prisonniers. » Il renifla bruyamment, suivi d’un raclement de gorge à décoller les tuiles, ponctué d’un cracha gros comme le poing qui alla finir sa course à l’extérieur des remparts. « J’sais pas trop s’qu’ils veulent faire d’eux, mais rien de bon je présume. »
Se tournant vers Rurik il dit « En tout cas ça fait plaisir de voir qu’un nain est parmi vous. Du sang de la montagne c’est ça qu’il nous faut aujourd’hui moi j’vous l’dit ! » Il marqua une pause, comme soudain perdu dans ses pensées, avant de reprendre aussi brusquement qu’il s’était arrêté. « Mais c’est pas mes archers et leur précision à deux balles qui va vous servir à grand-chose ; ce sont des bons gars et de solides combattants, mais ils ne seraient pour la plupart pas capable de toucher un ours à dix pieds. Non j’ai bien une idée mais j’suis pas sûr que ça soit possible. Enfin vous avez l’air de sacrés débrouillards, vous trouverez bien une solution. »
Il déboutonna sa redingote pour laisser apparaitre un plastron de plaque usé par le temps, dans lequel était enchâssé un énorme anneau de métal duquel pendait une bonne cinquantaine de clés de tailles et couleurs différentes. Il attrapa fermement l’une d’elle semblait-il au hasard et fit quelques va-et-vient énergiques de la main, avant de la tendre vers les aventuriers. « Y’a un vieux tunnel sous la muraille sud. Il a été construit en même temps que la forteresse y’a un paquet d’années en cas de siège, mais il n’a jamais été utilisé pour autre chose que le stockage des vivres et équipements. J’suis même pas sûr qu’il soit encore praticable. Enfin ça reste quand même la meilleure option qui me viens en tête pour aller et venir discrètement. »
[3] Grande tente (Ygdrazor / Kairos)
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Kairos se remettait de ses émotions récentes et souhaitait partager quelques anecdotes et pensées avec Ygdrazor alors qu’ils cheminaient ensemble vers la tente que leur avait indiqué le gouverneur Nighthill. Mais le jeune mage ne semblait pas des plus disposé à parler d’autre chose que de la situation présente. Les blessures subies par le tieffelin et lui même l’inquiétaient un peu plus.
Aux paroles d’Ygdrazor, le garde essuya les quelques larmes qui perlaient sur son visage, mélange de fatigue et de tristesse. Il se mit debout et indiqua du doigt un jeune homme qui s’afférait auprès des gens alités sous la tente. « Mehrik. » Réfrénant un sanglot il pointa vers un homme d’âge moyen à la barde courte qui discutait tranquillement avec une vieille dame. « Thobias. » Il respira un grand coup, reprenant consistance.
« Merci de vos paroles étranger. Excusez-moi pour mon emportement tout à l’heure, mais la vue de cette bigote n’a fait que raviver mes pensées sur le fait que ma femme et mon fils sont toujours là dehors, vivant dieu seul sait quel enfer. » Il marqua une pause brève en entendant qu’Ygdrazor cherchait un moyen de ressortir. « Mais vous êtes fou ? Vous voulez retourner là dehors ? Avec tous ces brigands et leur dragon de malheur ? »
Reprenant son calme il ajouta « Si vous voulez vous échapper sans être vue, je crois qu’il y a des grapins et des cordes qui trainent dans la réserve de la garnison. Qui sait, à la faveur d’un nuage vous pourriez sans doute passer par le mur est, il semblait moins gardé la dernière fois que j’ai fais ma ronde. Mais vous devriez sans doute en parler au Rouge avant, il n’aime pas vraiment les choses qui se passent sans son accord dans le fort. »
[4] Tour – rez-de-chaussé (Gilraen)
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Sonia ne s’était pas débattue lorsque les gardes l’avaient amené dans la cellule et mise aux fers. Mais maintenant qu’elle était attachée elle pouvait sentir le danger de la situation dans lequel elle était. Elle essayait de tirer sur ses liens, inutilement. Elle se calma soudain en entendant Gilraen s’adresser à elle dans un jargon qu’elle n’avait pas utilisé depuis bien longtemps. Elle resserra son poing droit, calmement, le regard plongé vers le sol.
« Eh bien maître elfe, que la main noir de Baine me frappe si je me méprends mais il se passe quelque chose entre vous deux. » Le gouverneur venait de faire son entrée dans la salle des geôles, et à ses paroles Sonia tira énergiquement sur ses chaines, sans autre effet que de les faire s’entrechoquer dans un cliquetis métallique. « Hahaha ne vous en faites pas, je suis trop vieux pour me soucier de ce genre de détails. » Son ton était jusqu’à présent jovial, mais il reprit soudain un air dur. « Non, ce qui me porte souci c’est l’engeance de votre espèce qui se presse à nos portes, pillant nos maisons et tuant nos familles ! »
Il fit signe au garde qui était revenu avec un pichet d’eau et une miche de pain de les déposer dans la cellule. L’homme s’exécuta et déposa le tout à côté de Gilraen, avant de ressortir. « Je vous laisse mener cet interrogatoire comme il vous semble. dit-il à l’adresse de l’elfe. Je n’ai jamais été un grand partisan de la violence inutile. Mais mes gens meurent là dehors, et ma patience commence à disparaitre. » Le gouverneur Nighthill se tenait debout silencieusement derrière la grille de la cellule.
Sonia releva les yeux vers lui, mais les détourna vers Gilraen qui offrait un visage plus familier et bienveillant. Frulam, c’est elle qui nous a engagé, avec ses habits pourpres et ses manières de grande dame. « Je ne suis qu’une mercenaire à la solde de ce maudit culte. Ils ont beau être une bande d’illuminés, ils payent rubis sur l’ongle et on est jamais à court de travail ces derniers temps. » Elle marqua une pause pour déglutir, les yeux désormais rivés sur la cruche d’eau au sol. « Je ne sais rien du temple ou de Greenest, tout ce que je sais c’est que nous avons reçus l’ordre de piller toutes les richesses en or, bijoux et autres possessions des habitations sur notre chemin. Nous devons faire halte demain dans un campement où tous les trésors sont entreposés, c’est pour ça qu’il y a tant de monde ce soir ; tous les groupes ont convergés vers Greenest en même temps, c’est juste pas de chance je suppose... »
Un gémissement se fit entendre dans la cellule attenante. Le kobold reprenait conscience. Se rendant compte de la situation dans laquelle il était, il commença à pousser des cris comme s’il voulait avertir ses compagnons. Mais voyant Sonia attachée à côté de lui il se tue aussitôt. « Moi je sais, moi je sais. Elle rien savoir, elle étrangère. Pas membre des dragons, moi culte du dragon, moi savoir. » L’attention de toute la salle se porta sur la petite créature qui se débâtait et gesticulait. Le tabouret qui le maintenait à niveau tremblait sous ses mouvements désordonnés.
« Chiens-dragons comme kobolds, serviteur de la dame dragon. La dame dragon nous mènera vers la déesse, oui, elle nous sauvera tous et nous serons les maîtres. Lennithon le messager des dieux, gloire à sa toute puissance, gloire au culte, gloire à la dam… » Le tabouret se déroba soudain sous les pieds de la créature, et un craquement violent se fit entendre lorsque les chaines se tendirent au maximum et stoppèrent sa chute, le corps du kobold pendant sans bruit le long du mur, les orteils à quelques centimètres au dessus du sol. Un garde alla aussitôt voir et, se retournant vers le gouverneur, dit « Il est mort ! Il s’est brisé la nuque sous le choc… »
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[ Vos situations respectives.
Ygdrazor et Gilraen, vous demandez trop d’information pour que je puisse répondre de manière cohérente dans un seul post, j’aime bien que les scènes soient un peu vivante donc va falloir redemander ce que vous voulez et qui n’a pas été couvert. Désolé
. ]
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 30 déc. 2014, 15:39
par toon
GIlraen remercia la garde d'avoir apporté eau et pain, puis répondit à NightHill en souriant, « Désolé Gouverneur mais je crois que la main Noire de Baine devra attendre encore un peu, et puis vous êtes en trop bonne santé pour nous quitter derechef »
surtout qu'avec la situation, plus on sera nombreux et mieux cela sera... Et qu'est-ce qui lui passe par la tête à ce gouverneur ? Impossible de vivre une brève aventure de 150 ou 200 avec une humaine.. Nous ne sommes pas tous des Beren & Luthien...
Gilraen écoutait attentivement ce que disait Sonia et l'encourageait silencieusement en jargon des signes « d'accord..je vois...bien continue »
Première surprise..Frulam est une femme...
Et ce groupe hétéroclite de pillards ne seraient que des mercenaires...Ça se tient
Venant de la cellule voisine il entendit Kiki revenir à lui et promettre immédiatement de tout révéler Ha Dreanne, si tu savais comme tu as eu une bonne idée de le capturer, mais la promesse fut de courte durée car le Kobold dans son excitation venait de se rompre le cou !
Gilraen fusilla du regard les gardes présents « Nous avons pris des risques immenses pour le capturer, c'était une source d'information déterminante !!! et par votre incompétence nous en sommes maintenant privés !!! »
Ravalant sa fureur, l'elfe attrapa la cruche et l'approcha bras tendu de Sonia, l'autre main sur la garde de son épée. « Tu as soif ? Tu peux te servir »
« OK donc cette Frulam, je suppose que c'est la Dame Dragon dont parlait Ki..dont parlait le kobold, c'est une humaine ? Penses tu qu'elle soit une sorte de prêtresse ? De quelle ville vient-elle ?
Connais tu d'autres membres du Culte et où se trouve le campement où vous devez vous rendre demain »
Attendant les réponses Gilraen pensa Et par Corellon, comment vais-je annoncer la nouvelle à Dréanne ??? Il s'était presque pris d'affectation pour le nabot au point de lui donner un nom..Certes ridicule..
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 30 déc. 2014, 16:14
par Loupvorace
Irrité par le va-et-vient constant des réfugiés, Phérande aurait tout donné en cet instant pour être loin de ces lieux bruyants et mouvants.
Une fois qu’il fut certain que les bêtes étaient paisibles, il se mit à observer les lieux. Comment peuvent-ils vivre dans de telles conditions? Ainsi entourés de pierres, empilés les uns contre les autres... je suffoquerais avant longtemps.
« Le matou! » Perdu dans ses pensées, il s’était tout d’un coup exclamé à voix haute. Ce qui fit sursauter une vieille dame qui, de peine et de misère, le contournait vu qu’il barrait son chemin vers sa paillasse. Il attrapa le bras de la vieille d’un geste alerte alors qu’elle vacillait dangereusement. « Désolé, Grand-Mère... ». Pour toute réponse, elle le fusilla du regard et reprit son pénible chemin tout en murmurant dans sa direction: « Jeunesse inconséquente. Notre monde peut bien être à feu et à sang. Tous les mêmes... »
L’incident rapidement oublié. Il revint au sujet de son exclamation. La pillarde devait savoir... Il cherchait dans sa mémoire l’endroit où celle-ci avait été emmenée pour être questionnée Zut! Va falloir que je m’intéresse un peu plus à ces satanées histoires d’urbains. Où sont-ils allés avec elle?
Sa réflexion fut interrompue par un cri strident provenant de la tour. Ce devait être la pillarde qui hurlait alors qu’on la torturait! Noooon! Je dois lui parler...
Sur ce, il se précipita vers la tour...
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 30 déc. 2014, 21:41
par pouish
Ygdrazor prit note de toute les informations que le garde lui avait transmises et, comprenant qu'il ne leur en apprendrait pas d'avantage, le remercia sobrement:
« Merci, soldat, pour votre aide et les informations que vous nous avez fournis. Reposez vous et gardez espoir. »
Le jeune mage fit signe à Kairos de l'accompagner et de laisser le pauvre homme tranquille, puis lui demanda :
« Que penses-tu de l'idée du soldat de sortir de la forteresse par le rempart Est ? Je ne me sens pas très en sécurité ici et nous n’avons pas beaucoup d'autres options... »
Il se dirigea ensuite vers celui que le soldat avait désigné comme étant Thobias et l'interrompit au milieu de sa discussion avec une dame.
« Maitre Thobias ? Je m'excuse de vous déranger mais le gouverneur Nighthill nous a demandé de nous présenter à vous.
Nous venons d'arriver à la forteresse mais le chemin a été... douloureux. » dit-il en montrant sa blessure.
« Pouvez vous faire quelque-chose pour nous aider mon compagnon et moi-même ? »
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 31 déc. 2014, 02:59
par le_gaillard
C'était bien ce que je craignais... Ce sont des prisonniers et non des gens qui prient. Quelle galère!
Rurik montra un aire fier lorsque Le Rouge insinua que les nains étaient ceux qu'il fallait pour ce genre de situation. « Ah! la montagne! Si seulement nous avions une armée de nains! » Par contre, il ne trouvait pas de solution qui pourrait sauver tout le monde. Tant de gens dans le besoins et pendant ce temps, il étaient là, à l’abri derrière les murs.
Puis lorsque Castellan montra la clé en parlant d'un passage secret, tout les espoirs étaient permis. « Savez-vous où débouche ce passage? »
Re: [Chapitre 2] La forteresse assiégée
Posté : 31 déc. 2014, 03:07
par Ardiemum
[2] Remparts (Dreanne / Rurik)
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Castellan lissait sa fine barbe de ses doigts noueux. Nul doute qu’il avait eut son lot de bataille et de morts dans le temps, et il regardait Greenest qui s’étendait à leurs pieds avec la sagesse et le calme d’un vieux brisquard. L’agitation qui régnait dans la cour mêlée aux tumultes à l’extérieur donnait à la scène un côté hors du temps. Le dragon planait au dessus d’habitations au sud, crachant parfois un éclair ou deux. Le toit d’une maison se brisa en deux alors qu’il passait en rase-motte, avant de reprendre de l’altitude et de prendre vers l’est.
Tournant son attention vers Rurik, Castellan reprit. « Eh bien de ce que j’en sais il débouche sur le flanc sud de la colline sur laquelle cette bonne vieille bourrique est bâtie. » Il tapota la pierre du parapet des remparts alors qu’il parlait. Y’a « une porte de chaque côté du tunnel, si ça vous intéresse je peux vous emmener à celle de notre côté. Je ne pense pas que beaucoup de gens connaissent son emplacement, surtout vu le nombre de trucs qui sont stockés devant depuis les années. » Il désigna du bras une zone encombrée de caisses le long de la muraille sud.
Jetant un coup d’œil rapide à Phérande qui s’était jusque-là calmement occupé des bœufs dans la cour, les deux compagnons le virent soudain comme frappé d’un coup de foudre invisible et courir vers la tour, bousculant au passage une vieille dame qui cria quelques jurons dans sa direction. Quelle mouche avait bien put piquer leur camarade ?
[3] Grande tente (Ygdrazor / Kairos)
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Remerciant le garde de son aide, Ygdrazor se dirigea vers celui qu’il avait désigné comme étant le dénommé Thobias. En arrivant à sa hauteur, le jeune mage remarqua au faciès et aux oreilles légèrement en pointes que l’homme qu’il avait devant lui était en réalité un demi-elfe. Alors qu’il conversait tranquillement avec une vieille dame allongée sur un lit de camp, Ygdrazor apperçu également qu’il avait sa main gauche posée sur l’avant-bras de la vieille dame, sa main droite tenant une sorte de chapelet en faisant glisser les petites billes de bois une à une entre ses doigts. Un léger halo lumineux émanait faiblement de sous la paume de sa main et semblait se diffuser dans le bras de la femme.
Surpris de se faire interrompre sans plus de cérémonie, le demi-elfe tourna légèrement sa tête pour faire face à Ygdrazor, un sourire sur le visage. « Mais bien sûr jeune homme. » Jetant un coup d’œil derrière le mage, il fit signe à Kairos d’approcher. « Venez, venez, n’aillez crainte. » Marquant une pause il se retourna un instant vers la vieille dame et lui murmura quelque chose à l’oreille. Elle lui sourit et ferma les yeux paisiblement.
Il se leva et continua à l’adresse des aventuriers. « Vous devez êtres les étrangers dont tout le monde parle ; félicitation pour cette entrée fracassante, tout le camp n’a que ça à la bouche. » Il inspecta rapidement les plaies de Kairos et Ygdrazor, puis il fit signe au jeune homme qui s’afférait de lit en lit. « Mehrik, viens par ici veux-tu ? » Le jeune homme s’exécuta promptement, se tenant droit devant eux. Il semblait n’avoir pas plus d’une quinzaine d’année, et de longs cheveux bruns s’écoulaient comme de l’eau sur son visage. « Je vous présente Mehrik, mon fils ! Il va s’occuper de vous et de vos camarades s’ils ont besoin de repos également. »
Après un hochement de tête mutuel entre son père et lui, le jeune homme escorta les deux compagnons vers le fond de la tente où il apprêta rapidement deux lits et dit à leur attention. « Mettez-vous à l’aise je vous en pris, je reviens tout de suite avec de quoi soulager vos blessures ! » Et sans attendre il s’éloigna, repassant de lit en lit, là remettant en place une couverture qui glissait, ici vérifiant qu’on ne manquait de rien, et toujours accueilli par des sourire et des remerciements de la part des villageois.
[4] Tour – rez-de-chaussé (Gilraen / Phérande)
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A la remontrance de Gilraen, le gouverneur Nighthill intervint calmement. « Maitre elfe, je vous en pris. Mes hommes ne sont pas responsables du sort de ce malheureux. Ils ont suivi le protocole à la lettre. La créature était visiblement hors de contrôle et il s’agit d’un simple accident, rien de plus. » Deux gardes détachèrent le kobold et l’allongèrent sur le sol, et le troisième sortit de la pièce.
Gilraen approcha la cruche d’eau des lèvres de Sonia, qui en but quelques pleines gorgées. « Je n’en sais pas plus que ce que je vous ai dit à propos de Frulam, je ne l’ai vu qu’une ou deux fois et jamais de près. Aucune idée de qui elle est ou d’où elle vient. Mais il est clair qu’elle est en charge de superviser la collecte des pillages. Après si c’est d’elle dont cette vermine parlait comme étant la dame dragon, je ne saurais vous dire. Ces maudites pestes ne sont bonnes qu’à vider nos provisions, gesticuler dans tous les sens et déblatérer des âneries sur les dieux dragons et comme quoi leurs enfants naîtront bientôt… Mais on a reçu l’ordre de les emmener avec nous en pillage, sans doute la volonté du culte ou je ne sais quoi. »
« Pour de qui est des autres membres du culte, ils sont généralement en charge de petits groupes comme celui avec lequel j’étais. Argos que le notre il s’appelait. J’ai jamais vu un nain aussi couard que lui. Enfin vous avez dû vous en occuper de la même manière qu’Agamor… »Elle soupira, semblant soudain très fatiguée et triste. « Et y’a bien cette brute avec qui on m’avait affecté au début, un vrai sadique. Après deux pillages sous ses ordres, passer sous la charge d’Argos ressemblait vraiment à une partie de palisir, c’est pour vous dire. Je n’oublierais jamais son visage barré d’une grande cicatrice. Et son sobriquet stupide… "Matou" qu’il se fait appeler ! »
Phérande se tenait dans l’embrasure de la porte, le souffle haletant suite à la course effrénée qu’il venait de faire pour rejoindre la captive. Il n’avait as entendu la première partie du récit, mais la fin avait résonné on ne peu plus clairement à ses oreilles.