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L'HISTORIQUECONTEXTE
L'Etat-major allemand prévoyait d'attaquer au printemps 1940, selon une réédition du plan Schlieffen de 1914 : percée en Belgique et le long de la mer, puis enveloppement par l'ouest de Paris. Hitler voulait que l'attaque soit lancée dès que possible, mais l'automne et l'hiver furent si terribles (pluies diluviennes puis froid glacial) que le Fûhrer ne put que ronger son frein. Durant l'hiver, un avion de liaison allemand s'écrasa à Mechelen, en Belgique, et les Alliés prirent connaissance des plans allemands (dont ils se doutaient déjà) : ils renforcèrent leur aile gauche pour affronter l'assaut nazi en Belgique. Les Allemands cependant, à la suite de longs débats, modifièrent tout leur dispositif pour adopter le plan d'un officier d'Etat-major nommé Erich Von Manstein. Ce nouveau plan prévoyait une percée de blindés à travers les Ardennes, le passage de la Mense à Sedan, et un crochet vers le nord pour encercler les armées alliées attirées en Belgique par une feinte. LA BATAILLELa partie nord de l'offensive, contre la Hollande et la Belgique, progresse rapidement grâce, en partie, à l'emploi de troupes aéroportées, notamment au fort d'Eben-Emael. Deux PzD prennent Maastricht. La Hollande submergée capitule au bout de 5 jours et les troupes allemandes atteignent Bruxelles le 17 mai et Anvers le 18, tandis que le Luxembourg est conquis sans combat. Le commandement français croit alors avoir affaire à la répétition des plans du premier conflit mondial. Il fait avancer son aile gauche au secours de ses nouveaux alliés, engageant les meilleures et les plus mobiles des divisions franco-britanniques en Belgique. Imaginant les Ardennes et la Meuse infranchissables à un groupement motorisé, ce secteur avait été laissé aux mains de troupes pour la plupart médiocres, des réservistes mal entraînés. Mais les Panzerdivisions du général von Kleist créent une surprise stratégique, en attaquant dans le dos de ces unités. Après avoir traversé le Luxembourg et les Ardennes belges, elles attaquent le front français sur la Meuse, près de Sedan, tenue par des unités de série B, souvent incomplètement équipées. Le 13 mai, les fantassins allemands, sous le couvert d'un bombardement aérien intensif, réussissent à enfoncer le dispositif défensif de la 55ème division d'infanterie de la IIe armée. Le haut commandement allemand, s'attendant à une contre-attaque française qu'il considère inévitable, tente à maintes reprises de ralentir la progression vers l'ouest au travers du dispositif français. Mais les commandants des panzerdivisions désobéissent et poussent toujours plus à l'ouest. Ils atteignent la mer le 20 mai. Le haut commandement allemand vit alors des journées d'angoisse à l'idée d'une vaste contre-offensive stratégique sur les flancs de la percée, pensant tomber dans un piège. L'armée belge capitule le 28 mai. Le 31 les Allemands réduisent la poche de Lille. Le commandement français est abasourdi par la rapidité manœuvrière de l'armée allemande et reste sans solution devant les progrès quotidiens de l'ennemi. Les unités françaises restantes sont envoyées en ordre dispersé, dans des contre-attaques locales sans réel plan d'ensemble, du fait de la nature extrêmement mouvante de la situation. Les forces de l'aile gauche française et le corps expéditionnaire britannique sont alors enfermées dans une poche autour de Dunkerque et contraintes au rembarquement. L'ARMISTICELe 6 juin, l'offensive reprend alors vers le sud avec une supériorité numérique écrasante et malgré une résistance héroïque de certaines unités françaises, l'avance allemande est très rapide. Le 14 juin, les blindés atteignent Paris. L'offensive allemande, lancée le 10 mai 1940, s'acheve ainsi le 22 juin par la capitulation française et l'armistice signé à Rethondes, dans la forêt de Compiègne. Source Wikipédia - Intro de Frank Stora |