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DIEUX MAUVAIS

NAONG

Attributions : Tyrannie, Guerre
Sphère : Combat
Apparence : Un Dragon noir
Symbole : Un masque noir et un tatouage de Dragon
Alignements : Dieu: LM - Prêtres: N et M

Philosophie : A la fin des temps, seul un petit nombre d'élus survivra au cataclysme qui détruira le monde. Le dieu Dragon aura alors besoin à ce moment là d'une armée puissante et disciplinée, d'hommes fiables, forts et obéissants, qui l'aideront dans sa guerre contre le chaos. Il ne faut pas compter sur les dieux bénéfiques pour accomplir cette tâche: ils sont faibles et craintifs. Naong promet donc, aux meilleurs de ses fidèles, la protection le moment venu. Ecraser les faibles sous le joug permet de conforter sa position. A ceux qui suivent ses enseignements, obéissent et se comportent avec honneur, Naong offre gloire, puissance et domination.

Devoirs : Le fidèle de Naong doit avoir une détermination sans faille. Il ne doit allégeance qu'à ses supérieurs dans l'Ordre Noir. Si ces derniers font preuve de faiblesse ou de compassion, il faut les éliminer après les avoir provoqués en duel. Qui veut progresser dans l'Ordre Noir doit s'attirer les faveurs du Dragon par des actions d'éclat, par une obéissance sans faille à la loi de l'Ordre. Le prêtre de Naong aura à coeur de recruter de nouveaux adeptes parmi les jeunes les plus prometteurs. Il les convaincra en leur dévoilant la promesse de Naong: le pouvoir pour les forts. L'argent, la politique, voici des champs d'action où les fidèles de Naong avanceront masqués, pour le plus grand profit de l'Ordre. Ils utilisent principalement des armes courtes et discrètes (dague, épée courte, ...)

Culte : Naong se contente de peu en ce qui concerne les prières; ce qu'il attend c'est du concret, pas du spirituel. Le fidèle doit avant tout obéir à son supérieur hiérarchique sans discuter Sacrifier des animaux, rarement des humains, et surtout porter à l'autel d'un de ses temples les crânes de ses ennemis morts, sont de belles manières d'honorer le Dragon.

Organisation et implantation : On ne connaît officiellement aucun temple de Naong dans les provinces entourant les deux lacs, les temples étant clandestins et souterrains. On sait qu'à Laelith, l'Ordre Noir s'est hissé aux plus haut niveaux de la hiérarchie du temple du Crâne, mais personne ne sait exactement quels sont les prêtres qui en sont membres. Il est en effet rare que les prêtres de Naong soient connus comme tels. Ils seraient également derrière une des guildes d'assassins les plus puissantes de Laelith et les services de renseignements privés du Roi-Dieu tentent actuellement de mettre à jour un lien entre l'Ordre Noir et l'organisation secrète 'Litos' qui dirige les Jardins de Jadhys. Le concile permanent de huit hauts dignitaires, qui dirige l'Ordre très hiérarchisé sous l'autorité directe du Dragon, y serait en effet implanté.

Conséquences : Les guerriers de l'Ordre Noir sont de rudes combattants qui respectent l'autorité imposée par la force. Mais inutile de dire que la charité, la pitié ou le pardon sont des concepts ignorés de Naong. La secte est peu connue du public. Seuls les êtres attirés par le pouvoir peuvent rendre grâce à cette déité vindicative. Des guerriers en quête de gloire, des nobles cherchant la domination: voici les fidèles de Naong. Rares sont toutefois les fidèles de Naong qui assument leur foi au grand jour; l'Ordre préfère avancer masqué.

 

NIEMH

Attributions : Mort, Corruption
Sphère : Nécromancie
Apparence : Homme maigre et souriant, portant une hache
Symbole : Une molaire en argent taillée en forme de crâne:
la dent de Niemh
Alignements : Dieu: NM - Prêtres: M

Philosophie : Niemh est le pendant de Mylna. Il apporte la stérilité, la maladie, symbolise la ruine et la déchéance. Niemh ne juge pas: il exécute sa besogne sans distinction. La hache du bûcheron doit passer pour que les jeunes plantes poussent; de la place doit être faite pour que la vie renaisse. Tel est le travail de Niemh. Toute chose doit un jour périr, toute vie doit un jour se flétrir.

Devoirs : Le fidèle de Niemh pourra répandre la désolation, ou non, peu importe. Il a peu de soutien à attendre de son dieu. Toutefois, afin que son oeuvre soit plus efficace, Niemh a, dit-on, laissé sur terre quelques puissants artefacts maléfiques. Il veille aussi au destin des morts-vivants. Ses fidèles affectionnent les armes tranchantes et particulièrement la hache.

Culte : Niemh n'impose aucune règle spécifique pour sa vénération et laisse chacun libre. De toutes manières, seuls les fous, quelques mystiques et des nécromanciens maléfiques vénèrent Niemh et cherchent à s'attirer ses faveurs et ses pouvoirs.

Organisation et implantation : C'est chez ceux qui n'ont plus rien à attendre de la vie, les réprouvés, les rejetés, qu'il faut chercher les adorateurs de Niemh. Appeler ces gens des prêtres, c'est leur faire beaucoup d'honneur. En temps ordinaire, le dieu n'accorde aucune attention à ces pitoyables adeptes, mais parfois le jeu devient plus sérieux. Niemh est sur la liste officielle des cultes autorisés de Laelith, son existence n'étant pas à prouver; mais aucun temple ne revendique l'hébergement de quelque cérémonie que ce soit en son honneur. Toutefois, sans l'approbation des prêtres du Crâne, on sait que les prêtres de Niemh se réunissent parfois dans les entrailles souterraines du temple de la taupe afin de vénérer leur idole. Et la plupart des provinces possèdent des adorateurs.

Conséquences : Quel que soit son pouvoir, on n'échappe pas à l'implacable dieu de la mort. Le passage de Niemh est la condition indispensable au renouveau. Mais quel genre d'esprit malade défendrait le dieu de la corruption ? Ses fidèles, réputés fous dangereux, sont une cible de choix pour les paladins de tous poils. Des prêtres maléfiques, des liches, des vampires ou bien des révoltés nihilistes: voici l'audience du dieu de la corruption et de la mort. La seule raison pratique de lui rendre culte est la convoitise que l'on peut avoir pour ses reliques et le pouvoir qu'elles procurent. Il est aussi invoqué par les nécromants.

 

YSHRA

Attributions : Vengeance / Destruction, Haine
Sphère : Destruction
Apparence : Monstre à torse de femme, à tête de tigre, avec
une queue de serpent et six bras brandissant des armes
Symbole : Une éclipse
Alignements : Déesse: CM - Prêtres: M

Philosophie : La justice des hommes n'est qu'un leurre, la loi est faite par et pour les dirigeants dans le seul but de maintenir leur pouvoir et d'accroître leur richesse. Pour obtenir justice, une tête de félon décapitée vaut mieux que toutes les plaidoiries. Qu'il ait tort ou raison n'intéresse pas la déesse; le vengeur sera reconnu si son coeur est sincère dans sa haine et exempt de doute ou de remords. La haine est la plus grande des forces; elle seule permet au faible de surmonter la peur pour terrasser le fort.

Devoirs : Qu'il vénère Yshra pour en obtenir vengeance ou par pur esprit de haine et de destruction, la déesse attend de chaque fidèle qu'il aille jusqu'au bout, jusqu'à la mort. Peu importe les moyens, il faut avancer sans doute, avec son coeur dur comme la pierre. Le renoncement n'est pas permis. Le maniement de la dague sacrificielle est la principale compétence qu'on attend d'eux.

Culte : Il est courant qu'on invoque Yshra lorsqu'on s'estime lésé et qu'on réclame vengeance, mais rares sont les individus qui lui rendent un culte régulier dans ce sens. Des groupes se sont par contre organisés pour vénérer l'autre penchant de Yshra: la haine pure. De ces derniers, la déesse exige des sacrifices d'animaux réguliers, une fois la nuit tombée, plus ou moins importants selon le résultat espéré. Les prêtres officiels n'en diront jamais rien, bien sûr, mais si le résultat visé est très ambitieux, le fidèle comprend vite ce qu'il lui reste à faire... En retour, il arrive qu'elle octroie des pouvoirs ravageurs.

Organisation et implantation : Les fidèles "temporaires" de Yshra qui souhaitent son aide juste le temps d'une vengeance sont beaucoup plus nombreux qu'on pourrait le croire; et à ce titre, le culte de Yshra est officiellement représenté dans toutes les provinces. A Laelith, le temple de l'Oiseau de Feu lui dédie quelques autels. Les vrais adorateurs de la déesse qui l'implorent pour leur haine de l'autorité et de l'humanité sont par contre rejetés, et ce côté sombre du culte est interdit dans toute la région. Mais de même que pour ceux de Niemh, les adorateurs de Yshra se regroupent malgré tout dans des oratoires dédiés à cette déesse, comme dans des cryptes sinistres sous le temple du Crâne à Laelith, ou bien dans quelque lieu sauvage à l'écart du monde, un temple en ruine étant l'idéal.

Conséquences : C'est Yshra qu'il faut prier pour apaiser les éléments déchaînés. Elle seule permet d'obtenir réparation d'une injustice dans une contrée où règne la corruption. Sans distinction de classe sociale, la plupart des gens ont tenté, à un moment ou à un autre, d'en appeler à Yshra pour un cas de vengeance, mais il faut être bien désespéré pour en faire sa déesse principale. Parmi les aventuriers, les chevaliers noirs seront particulièrement tentés par les avantages immédiats et brutaux qu'apporte la déesse.

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