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LES TERRES DE LA HORDEtraduit par Blueace
LES NATIONS AUTOUR DE LA STEPPELa Désolation Sans Fin n'est pas entièrement sauvage ou habitée par des cavaliers nomades. En bordure de la steppe sont établis plusieurs pays qui ont chacun un impact particulier sur les nomades. A l'ouest des terres de la Horde se trouvent les terres de Narfell, Rashéménie, et du Thay: Le Narfell, la Rashéménie et le Thay sont décrit plus en détail dans l'Atlas de Monde Connu.
Le Narfell a aujourd'hui peu d'influence sur la vie des nomades, ses habitants étant devenus eux-mêmes nomades pour la plupart. Au sud, les nations ont par contre beaucoup plus d'influence sur les nomades. D'ouest en est il y a Murghom, Semphar, Solon, Ra-Khati, Khazari et Shou Lung: MURGHOMMurghom, séparé des steppes par les montagnes de Cuivre et le Bois Sauvage, est peu connu des nomades, alors que c'est pourtant le principal rival du Semphar. Le souverain officiel est le roi Tharmakkas IV, un vieillard presque sénile, à la solde de Mulhorande. La plupart du minerai extrait des montagnes de Cuivre - qui doivent leur nom aux riches filons de cuivre qu'elles recèlent - est d'ailleurs acheminé vers ce royaume. Une toute petite partie est elle vendue aux nomades. Au fil des siècles, des centaines de mines ont été creusées dans la région, de plus en plus profondes, se divisant en milliers de galeries. Environ la moitié d'entre elles sont encore en exploitation, et l'autre moitié est abandonnée, mais pas par tout le monde. De nombreuses créatures monstrueuses telles les orques ou les gobelins les ont investies. Des bandes de brigands s'en servent aussi de refuges. Le Murghom n'étant pas assez organisé pour faire regner l'ordre sur ses terres, les autorités se contentent de patrouiller sur les routes, laissant les montagnes comme une zone de non-droit. Là où les mines sont encore exploitées, plusieurs villages de mineurs ont été bâti. Les hommes y sont trapus, sales, couverts de poussières et de suie. L'eau des rivières est rarement potable, car contaminée par l'excès de cuivre. Les guildes de mineurs y font la loi. SEMPHAR
Le Semphar est une nation riche, savante, et férue d'art, qui compte de nombreuses universités, plusieurs collèges de magie renommés, et de brillants artisans. Pour les nomades, c'est la terre des merveilles, là où ils peuvent acheter la plupart des biens dont ils ont besoin, comme le sucre, le thé, le café, les herbes, les métaux, le papier, les vêtements, la poterie. En échange, les nomades vendent au Semphar du bétail, de la laine, du cuir et des gemmes des montagnes du nord. On connaît également le Semphar pour les ruines de Bhaluin sur le lac de Clairétoile, la sombre forêt Sauvage au nord, et les monstres de la passe des Hurlements. Outre Dhaztanar, la capitale, là où vit le calife Abu Bakr, le souverain, les principales villes importantes sont Phelzol et Estanil. SOLONSolon, au sud du Semphar, a une histoire sombre et en dents de scie. C'était autrefois un important royaume du Désert de Poussière qui rivalisait avec le Mulhorande et Shou Lung, commerçait avec le Ra-Khati, et qui s'était imposé comme une étape obligée pour les caravanes marchandes qui montaient de Durpar et des terres du sud. Mais l'avancée du Rauri (le désert de Poussière), les invasions Shou, et les épidémies, ont précipités le déclin de Solon. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une petite ville contrôlée entièrement par une liche, Amchubar Devayam, qui n'a que faire du bien-être de ses sujets. D'après les rumeurs elle viendrait de Shou Lung. Le Mal, les rites les plus écoeurants et la loi du plus fort s'y sont installés. On doit entre autres à la liche et à ses troupes la destruction de la cité de Kushk, à l'est, aux portes du Ra-Khati. Tout ceci explique pourquoi la région de Solon est maintenant évitée par la plupart des marchands et des voyageurs. Les habitants de la cité attendent eux toujours le héros qui viendra les délivrer du joug de leur tyran. RA-KHATICaché dans les montagnes de Katakoro Shan, le Ra-Khati est un royaume mystérieux et isolé. Ses habitants ont une peur fanatique des étrangers, et essayent de maintenir leur existence la plus secrète possible. On sait donc peu de chose sur ce royaume, mais cela n'a pas pas toujours été ainsi. Le Ra-Khati avait il y a bien longtemps des contacts avec l'extérieur, et commerçait, avec la ville de Kushk principalement. Mais, il y a plusieurs décennies, les forces du Mal en provenance de Solon détruisirent cette cité, et s'attaquèrent ensuite au Ra-Khati, qui ne doit sa survie qu'à l'intervention personnelle de son Dalaï Lama lors des combats. C'est depuis lors que les frontières ont été fermées et tout contact avec l'extérieur évité. Mais de son côté, la liche Amchubar n'aurait pas encore renoncé à sa conquête du Ra-Khati. Le Ra-Khati est une théocratie menée par le Dalaï Lama, le plus grand prêtre de ces terres, qui réside dans un impressionnant palais à Saikhoi, la capitale, entre les deux Lacs Sacrés. Toutes les villes importantes possèdent un monastère de taille conséquente, où les moines passent leur temps à prier et à diriger la population. La plupart d'entre eux suivent la philosophie de la Voie Lumineuse. Aux étrangers qui pénètrent sur les terres de Ra-Khati, on propose 3 choix: y rester pour toujours, mourir, ou se faire couper la langue. De nombreux pèlerins qui viennent en pèlerinage aux sources sacrées de Gaya choisissent cette dernière option. Mais contrairement aux légendes, le Ra-Khati n'est pas riche. C'est une région rocailleuse avec peu de pâturage. Les principales activités de la population sont la culture de l'orge et du millet, l'élevage de moutons et de yacks, et la coupe du bois en prévision des longs hivers. KHAZARILe Khazari est une petite nation de montagnards que traverse la route de la Soie et, comme pour le Semphar, la majorité de son économie provient des caravanes marchandes qui y passent, la terre étant peu fertile et les ressources naturelles très pauvres. Mais le Khazari n'est toutefois ni aussi bien placé, ni aussi bien organisé, ni aussi puissant que le Semphar. Le Khazari est de plus une nation divisée, qui n'aurait même pas les moyens de s'unifier en cas d'agression extérieure. Shou Lung le sait, il a oeuvré pour cela. Cette division est de plus accentuée par le fait que le Khazari possède dans son histoire une longue tradition d'invasions, que ce soit par les armées de la steppe ou bien par Shou Lung justement. Celles-ci ont contribué au fil des siècles à faire du Khazari un impressionnant mélange de cultures. La capitale du Khazari est Skarou, une petite ville où vit le prince Ogandi, le régent du pays. Mais en réalité c'est un homme dépourvu d'influence, les villes de Khazari étant chacune dirigée par un gouverneur et les fiefs par des seigneurs. Tous ces titres se transmettent de père en fils. Une autre force du pays sont les moines de la Voie Lumineuse, un ordre extrêmement indépendant, avec lequel le prince doit également composer. Et puis il y a Shou Lung, auquel le Khazari appartenait dans le passé. L'empereur de ce grand royaume d'orient n'a d'ailleurs jamais cessé de réclamer les terres du Khazari. Toutefois l'heure n'est pas encore à l'épreuve de force pour Shou Lung, qui a réussi à placer auprès du prince de nombreux conseillers qui n'hésitent pas à influencer celui-ci lors de ses prises de décisions afin que cela favorise l'empire. Les montagnes de Khazari sont également truffées de bandes de pillards, attirées par le trafic de la route de la Soie. Chaque seigneur ou gouverneur ne s'occupant que de ses affaires personnelles, les bandits ont encore de beaux jours devant eux. Il faut donc payer au Khazari pour avoir la protection des autorités, ce qui en fait d'ailleurs un pays cher pour les étrangers et les caravanes. Mais quelle autre route emprunter ? La Voie Dorée, aussi appelée route des Épices, au nord, est froide et encore plus dangereuse. Celle du Vieil Acier, qui passait par le Ra-Khati, est fermée. Le Khazari est donc un mal obligé pour les marchands. SHOU LUNGComplètement à l'est de la steppe se trouve Shou Lung, la nation qui a assurément eu la plus grosse influence sur les nomades. Attirés par sa richesse, sa puissance, son savoir, les cavaliers des steppes ont adoptés énormément des styles et des coutumes de Shou Lung, en autre le langage, l'écriture, et le goût du thé. Toutefois, chaque fois que les nomades ont pris quelque chose de Shou Lung, ils l'ont adapté et modifié à leurs manières. LA ROUTE DE LA SOIEPOUR LE MD
Les terres de la Horde sont vastes. Chaque région, voire chaque tribu, possède sa langue. Le MD peut s'amuser à jouer (avec modération) sur les accents et les problèmes de communications pour mettre de la couleur à une partie. La route de la Soie part de Yenching en Shou Lung, franchit la passe de Repo La, traverse le Khazari, franchit la passe des Hurlements, et se termine à Dhaztanar. C'est la principale route commerciale entre l'Ouest et l'Est. Parce que c'est la plus courte et qu'elle est plus habitée, elle est largement préférée à la Voie Dorée au nord, qui est encore plus désolée. En règle générale, le voyage le long de la route de Soie est sûr, bien que pas particulièrement confortable. En Shou Lung, Khazari et Semphar, il y a de petits villages et de petites auberges, espacés d'une journée de voyage. Dans ces terres, la menace de bandits est faible. La route est patrouillé, surveillée, et le banditisme sévèrement puni. Aucun dirigeant ne veut effrayer le commerce et les caravanes qui viennent de si loin. Les deux portions les plus dangereuses du voyage sont entre le Semphar et le Khazari, et vers la passe des Hurlements. Les bandits et les nomades se terrent dans la première, et des créatures atroces descendent parfois à la passe des Hurlements. Il est donc fréquent, voir coutumier, que les caravanes engagent une escorte supplémentaire à Alashan ou au Semphar, seulement dans le but de passer ce secteur. Une fois des terres plus sûres atteintes, ces gardes sont généralement congédiés. |
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