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LA JUSTICEPage 1 - Page 2
LE QUARTIER DE LA JUSTICE
LES TRIBUNAUX RELIGIEUXLa première justice est la religieuse. A l'origine, chacun des 4 temples de la cité possédait sa propre cour de justice où étaient jugés les crimes et les hérésies liés aux cultes qu'ils abritaient. Mais avec le temps, de nombreux cultes ont fondé leur propre tribunal, puis leur propre prison. On trouve donc aujourd'hui dans ce quartier des bâtisses de plus ou moins grande importance abritant par exemple la cour de justice de Logan ou celle de Renhard pour ne citer que les deux plus importantes. Les procès étant instruits par la cour de justice du culte plaignant, les tribunaux des 4 temples sont donc eux aujourd'hui presque abandonnés, et ne servent plus que lorsque la distinction entre le plaignant et l'accusé n'est pas évidente... ce qui arrive fréquemment. Les crimes religieux jugés dans ces tribunaux se réfèrent donc aux actions mettant en cause la foi. Les cas les plus courants sont les jugements pour hérésie ou pour blasphème. Dans le premier cas l'accusé est jugé pour avoir été surpris à vénérer à l'intérieur de la cité des dieux "non-officiels", ou bien à l'inverse pour avoir nié l'existence d'un dieu "officiel" (voir le Panthéon officiel pour la liste des dieux reconnus). Dans le second, l'accusé a prononcé des paroles outrageantes envers une divinité ou un culte, voire même envers un prêtre à cause de sa foi. Blasphème : Parole ou discours outrageant à l'égard
dune divinité, dune religion, ou d'une personne considérée
comme sacrée.
Hérésie : Doctrine ou opinion qui diffère des croyances établies. Chaque culte tend à vouloir appliquer ses propres lois et ses propres sanctions, qui diffèrent énormément suivant la sensibilité des divinités, mais dans l'ensemble tous ces crimes sont sévèrement punis. Mitrias, grand prêtre du temple du Nuage et premier magistrat de la cité, a pour rôle difficile de normaliser cette justice et de veiller à ce qu'aucun tribunal religieux ne dérape dans sa manière d'appliquer sa loi. Pour ce faire, ce grand prêtre s'invite fréquemment aux procès afin d'en surveiller le déroulement. S'il détecte un abus, il peut prononcer la "proscription judiciaire", qui a pour effet de bannir les juges qu'il trouve indignes d'exercer leur fonction, voire même fermer purement et simplement le tribunal lié à un culte. LA COUR COMMUNELe second type de justice est la cour commune où l'on juge tous les crimes et délits n'ayant aucune relation avec les affaires religieuses. 12 juges officient à la cour commune et les 3 salles de jugements de celle-ci se situent au dessus de la prison. Le doyen des juges est son excellence Erkiel. Le jugement se déroule généralement de la manière suivante: les plaignants exposent leurs griefs à un magistrat qui les représentera à la cour le jour du procès. Ce jour là, ce magistrat affrontera l'accusé, qui n'est lui que rarement représenté, face au juge. C'est à l'accusé d'apporter la preuve de son innocence, pas le contraire, car il est systématiquement présumé coupable. Le juge est la seule personne à décider d'un non-lieu ou à fixer la peine, toujours après avoir pris le temps de vérifier dans les archives la jurisprudence. A la différence des tribunaux religieux, la cour commune de Laelith a la réputation d'être juste et d'appliquer les droits de la défense, en avertissant par exemple systématiquement l'accusé des charges qui pèsent sur lui, ce qui n'est pas toujours le cas dans les autres tribunaux. On ne peut pas faire appel des jugements émis par la cour (sauf cas spéciaux). Il existe également à l'intérieur de la cour commune ce qu'on nomme la salle spéciale, présidée par son excellence Agrala. On y juge ici les crimes et délits de droits communs commis à l'encontre d'un temple ou d'un prêtre. Ici la procédure est inquisitoire, la défense n'a aucun droit. Le juge enquête auparavant sur le cas qui lui est soumis et se forge seul sa propre opinion. S'il pense l'accusé non coupable, le procès n'a même pas lieu et l'individu est alors relâché. Dans le cas contraire, le procès se résume en un long discours accusatoire sans droit de réponse de l'accusé, puis la diction de la sentence, connue pour être beaucoup plus sévère que dans les autres salles. LA SUBLIME JURIDICTION Pilori : Poteau ou appareil tournant sur un
pilier situé sur une place publique, auquel on attachait un condamné,
avec un carcan au cou, pour l'exposer aux regards de la foule et marquer ainsi son
infamie.
Profanation : Porter atteinte à un lieu revêtue d'un caractère sacré, par un acte d'irrévérence ou un acte impie. Troisième et dernière cour, la Sublime Juridiction est présidée par le Roi-Dieu en personne, et les 4 grands prêtres de la cité en forment le jury. On juge ici dans le plus grand secret les crimes de lèse-majesté divine et les atteintes à la sécurité du royaume. En règle générale, les suspects qui comparaissent ici, comme par exemple les espions, sont amenés par les agents du Crâne, membres de la police secrète. Mais quel que soit le motif qui amène quelqu'un devant cette cour située à l'intérieur du Palais Royal, la Sublime Juridiction ne rend que deux verdicts: le non-lieu ou la mort. LA PRISONLa prison s'étend sur 2 étages : un rez-de-chaussée et un immense sous-sol. La porte d'entrée est en permanence surveillée par 4 gardes et toute personne qui désire entrer est auparavant méticuleusement fouillée. La garnison de la prison est composée de 30 gardes au total, qui vivent, mangent et dorment à la prison. Le rez-de-chaussée abrite en premier lieu les bâtiments de la garnison et les salles communes (cuisine, entrepôts, chapelle, etc). Dans une salle appelée la "rue du Chat Bouilli" sont entassés les ivrognes, les vagabonds et toute personne ne représentant aucun réel danger et qui ne séjournera pas plus d'une nuit à la prison. On trouve également au rez-de-chaussée de nombreux cachots: 20 pour les hommes, 10 pour les femmes et une cellule "VIP" pour les personnalités importantes. Là sont emprisonnées les personnes en attente de jugement ou purgeant des peines légères (mineurs ou sérieuses). Ces cachots sans fenêtres sont recouverts de paille et accueillent chacun jusqu'à 10 détenus dans un espace réduit avoisinant les 9m carré.
Les exécutions, publiques, ont lieu suivant la sentence soit sur la place du Pilori (brûlé vif, décapitation), soit sur l'échelle des Pendus (pendaison). Les autres peines courantes sont la mutilation, la réclusion pour une durée déterminée ou bien la mise au pilori. La peine de réclusion à perpétuité n'existe pas (à quoi bon, plutôt exécuter la personne, ça demande moins de travail). PERSONNALITÉS ERKIEL :
Le baron Erkiel, 69 ans, est le doyen des 12 juges qui officient à la Cour
commune. Originaire d'une riche famille de nobles laelithiens, c'est un homme
juste et intègre, et un adversaire acharné des tortures (il lutte par
exemple pour que les cachots souterrains soient réaménagés et
rendus plus vivables), bien qu'impitoyable envers les criminels. Il est connu pour
rencontrer tous les accusés avant les audiences et est toujours vêtu d'une
grande robe d'apparat en velours pourpre. C'est un ami personnel de Mitrias avec
lequel il entretient une excellente relation. Erkiel possède d'ailleurs toute
la confiance du grand prêtre. C'est un amateur de pipes.
Caractéristiques : Humain Prêtre 3 / Noble
12 - LB
AGRALA :
Ancien prêtre du temple du Crâne, c'est aujourd'hui le président
des audiences de la salle spéciale qui juge les crimes et délits
de droits communs commis à l'encontre d'un temple ou d'un prêtre. Impitoyable,
il est en conflit perpétuelle avec Erkiel, conflit qui s'est même maintenant
transformé en véritable haine, car lui est favorable aux pires supplices
pour faire avouer un accusé. Proche du grand prêtre Valdenath,
Agrala fait souvent appel à la police secrète de la ville, et non aux
fouineurs, pour ses enquêtes. Il porte généralement une robe noire
ornée d'ossements de petits animaux et ne se déplace jamais sans une
dague empoisonnée qu'il dissimule dans la manche de celle-ci.
Caractéristiques : Humain Prêtre 6 / Expert
6 - LN
DORGAR "LE
SANGLANT" : C'est le procureur général de la
Cour commune, comme son père et son grand-père avant lui.
Bien que souvent accusé de cruauté, c'est en fait une personne qui
essaye seulement de faire correctement son travail, sans haine. C'est sa robe rouge
de procureur lui vaut le surnom de Dorgar "le sanglant". Dorgar a également
une faiblesse, les femmes. Si lors d'un procès il ne se laisse que rarement
influencer par le charme d'une belle, dans sa vie privée il en est tout autrement.
Dorgar est d'ailleurs connu comme étant l'un des plus fidèles clients
du Palais des Milles Fleurs, sur la Chaussée du Lac.
Caractéristiques : Humain Expert 9 - LB
BARKEN "LE
BOITEUX" : Barken est le capitaine de la garnison de
la prison. Né en Agramor, il est entré dans l'armée du Roi-Dieu
il y a maintenant déjà 22 ans. C'est d'ailleurs lors d'une bataille
qu'il a perdu sa jambe gauche, remplacée depuis par une jambe en bois, et
ce qui lui vaut son surnom de Barken "le boiteux". Suite à son amputation,
il a alors tout d'abord été nommé Rahel d'un poste de garde
sur le Nuage, puis, il y a 8 ans, capitaine de la garnison de la prison. Barken est
un homme autoritaire, consciencieux, et un redoutable combattant. Doué d'un
sens inné du commandement, il est très respecté de ses hommes,
malgré la discipline de fer qu'il leur impose. Son arme favorite est l'épée
bâtarde et il porte en permanence une splendide cotte de mailles.
Caractéristiques : Humain Guerrier 7 - LN
CHOURG :
Le concierge et le bourreau de la Cour commune. Pesant 120 kilos,
c'est un homme brutal et cruel, sans aucune éducation, et même un peu
stupide sur les bords, ce qui ne le rend que plus dangereux. C'est lui qui fouille
tous les visiteurs qui viennent à la prison, et lui aussi qui torture à mort
les condamnés, sans s'en cacher, et même plutôt en s'en vantant.
De plus, personne ne peut rien contre lui, car il est le protégé d'Agrala.
Tout le monde craint donc cet homme à la prison et évite de le croiser
ou d'avoir affaire à lui. Il porte de jour comme de nuit un tablier de cuir
maculé de taches de graisse... et de sang.
Caractéristiques : Humain Homme du Peuple 7 - NN
GARTIEN "L'ECRIVEUR" : Scribe-échevin,
c'est lui qui dirige l'ensemble des greffiers des tribunaux qui rédigent les
procès-verbaux des audiences. Il est devenu LA référence en matière
de jurisprudence et est très souvent consulté par les magistrats. Vêtu
d'une robe grise, il porte généralement un tas de parchemins avec lui.
Gartien possède une petite maison sur l'échelle des Scribes Échevins
et au rez-de-chaussée de celle-ci il a installé son propre négoce
de scribes où il emploie 3 personnes. Il vit là avec son "compagnon",
une relation qu'il n'a bien entendu avouée à personne.
Caractéristiques : Humain Expert 5 - LB
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