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LA JUSTICELE QUARTIER DE LA JUSTICELe quartier de la Justice ne passe pas inaperçu sur la carte de Laelith, de part sa taille. L'explication en est qu'outre les nombreuses cellules des prisons, ce quartier abrite également de multiples tribunaux et les riches maisons des hauts magistrats des différentes cours de jugement. Il y a 3 types de justice à Laelith. LES TRIBUNAUX RELIGIEUX
Les crimes religieux jugés dans ces tribunaux se réfèrent donc aux actions mettant en cause la foi. Les cas les plus courants sont les jugements pour hérésie ou pour blasphème. Dans le premier cas l'accusé est jugé pour avoir été surpris à vénérer à l'intérieur de la cité des dieux "non-officiels", ou bien à l'inverse pour avoir nié l'existence d'un dieu "officiel" (voir le Panthéon officiel pour la liste des dieux reconnus). Dans le second, l'accusé a prononcé des paroles outrageantes envers une divinité ou un culte, voire même envers un prêtre à cause de sa foi. Chaque culte tend à vouloir appliquer ses propres lois et ses propres sanctions, qui diffèrent énormément suivant la sensibilité des divinités, mais dans l'ensemble tous ces crimes sont sévèrement punis. Mitrias, grand prêtre du temple du Nuage et premier magistrat de la cité, a pour rôle difficile de normaliser cette justice et de veiller à ce qu'aucun tribunal religieux ne dérape dans sa manière d'appliquer sa loi. Pour ce faire, ce grand prêtre s'invite fréquemment aux procès afin d'en surveiller le déroulement. S'il détecte un abus, il peut prononcer la "proscription judiciaire", qui a pour effet de bannir les juges qu'il trouve indignes d'exercer leur fonction, voire même fermer purement et simplement le tribunal lié à un culte. LA COUR COMMUNE Blasphème : parole ou discours outrageant à l'égard d’une divinité, d’une religion, ou d'une personne considérée comme sacrée. Hérésie : doctrine ou opinion qui diffère des croyances établies. Le second type de justice est la cour commune où l'on juge tous les crimes et délits n'ayant aucune relation avec les affaires religieuses. 12 juges officient à la cour commune et les 3 salles de jugements de celle-ci se situent au dessus de la prison. Le doyen des juges est son excellence Erkiel. Le jugement se déroule généralement de la manière suivante : les plaignants exposent leurs griefs à un magistrat qui les représentera à la cour le jour du procès. Ce jour là, ce magistrat affrontera l'accusé, qui n'est lui que rarement représenté, face au juge. C'est à l'accusé d'apporter la preuve de son innocence, pas le contraire, car il est systématiquement présumé coupable. Le juge est la seule personne à décider d'un non-lieu ou à fixer la peine, toujours après avoir pris le temps de vérifier dans les archives la jurisprudence. A la différence des tribunaux religieux, la cour commune de Laelith a la réputation d'être juste et d'appliquer les droits de la défense, en avertissant par exemple systématiquement l'accusé des charges qui pèsent sur lui, ce qui n'est pas toujours le cas dans les autres tribunaux. On ne peut pas faire appel des jugements émis par la cour (sauf cas spéciaux). Il existe également à l'intérieur de la cour commune ce qu'on nomme la salle spéciale, présidée par son excellence Agrala. On y juge ici les crimes et délits de droits communs commis à l'encontre d'un temple ou d'un prêtre. Ici la procédure est inquisitoire, la défense n'a aucun droit. Le juge enquête auparavant sur le cas qui lui est soumis et se forge seul sa propre opinion. S'il pense l'accusé non coupable, le procès n'a même pas lieu et l'individu est alors relâché. Dans le cas contraire, le procès se résume en un long discours accusatoire sans droit de réponse de l'accusé, puis la diction de la sentence, connue pour être beaucoup plus sévère que dans les autres salles. LA SUBLIME JURIDICTION Pilori : poteau ou appareil tournant sur un pilier situé sur une place publique, auquel on attachait un condamné, avec un carcan au cou, pour l'exposer aux regards de la foule et marquer ainsi son infamie. Profanation : porter atteinte à un lieu revêtu d'un caractère sacré, par un acte d'irrévérence ou un acte impie. Troisième et dernière cour, la Sublime Juridiction est présidée par le Roi-Dieu en personne, et les 4 grands prêtres de la cité en forment le jury. On juge ici dans le plus grand secret les crimes de lèse-majesté divine et les atteintes à la sécurité du royaume. En règle générale, les suspects qui comparaissent ici, comme par exemple les espions, sont amenés par les agents du Crâne, membres de la police secrète. Mais quel que soit le motif qui amène quelqu'un devant cette cour située à l'intérieur du Palais Royal, la Sublime Juridiction ne rend que deux verdicts : le non-lieu ou la mort. Page 1 sur 3 • 1, 2, 3
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