Par rhapsode le 21 Juin 2010, 17:20

US ET COUTUMES AU MOYEN-ÂGE

CODES VESTIMENTAIRES ET RÈGLES DE L'ÉTHIQUE

Les hommes d'églises portaient des vêtements plutôt longs comme des grandes toges tandis que les hommes les plus riches portaient des costumes très habillés. La richesse de chacun et de chacune était perceptible aux vêtements portés. La mode au Moyen Âge diffère aussi que vous soyez un homme ou une femme. Tout d'abord, en ce qui concerne les femmes, leurs tenues vestimentaires sont beaucoup plus longues que celles des hommes. Pour s'habiller au Moyen Âge, lorsqu'on était une femme, il ne fallait pas avoir peur de perdre du temps. L'habillement était une étape assez longue et laborieuse. En effet, avant d'enfiler leur robe, le plus gros de la tenue, les femmes devaient d'abord mettre un corset. A cette époque, les tailles fines et les silhouettes affirmées étaient très en vogue. Après cela, elles devaient enfiler plusieurs jupons, dont l'un d'entre eux avait la particularité d'être raidi par des fils de fer. Tout le monde se souvient de la forme arrondie des jupons de l'époque, en forme de cloche. Les femmes étaient relativement sophistiquées. Elles portaient des robes faites de dentelle, de soie ou de velours et aimaient être élégantes.

Les couleurs généralement portées par les femmes étaient le noir, le violet et le gris. Le rouge et le vert sont deux couleurs qui n'étaient portées que par les nobles. Le code couleur ne s'impose pas qu'aux femmes. En effet, les enfants de moins de sept ans devaient être vêtus de blanc et les fillettes de bleu ciel. Pour ce qui est des hommes, ils étaient vêtus de caleçons longs voir mi-longs en cuir ou en toile avec une grande chemise aux manches bouffantes par-dessus. Ils portaient tous des ceinturons, la plupart du temps ornés de pierres précieuses.

Le paysan enfile des braies, une tunique, puis passe une cape de laine ou de lin. Pendant la saison froide, il ne sort jamais sans son chaperon, (sorte de cagoule), et ses houseaux (longues chaussures souples, lacées, qui protègent les jambes de la boue et de la pluie). En été, il est habillé plus légèrement (tunique simple et chapeau pour se protéger du soleil). Les femmes portent des robes par-dessus lesquelles elles mettent parfois des tabliers; elles ont toujours la tête couverte.

Les hommes du Moyen Âge sortaient rarement sans chapeau égayé de plumes de différentes couleurs. Les hommes étaient déjà très tendance à cette époque. La mode au Moyen Âge est donc bien loin de ce que l'on connaît aujourd'hui, tant au niveau des formes et des accessoires vestimentaires que des couleurs. Vu que la mode est un éternel recommencement, à quand le retour de la robe aux multiples jupons pour mesdames et les caleçons en cuir pour messieurs ?

COIFFURES

Les gens du Moyen Âge ne conçoivent pas de vivre tête nue, la variété des couvre-chefs, tant masculins que féminins, est flagrante. Les femmes de plus haut rang portent des coiffes à cornes cachant complètement leurs cheveux tirés en arrière. Ces coiffes sont recouvertes de tissu façonné et parfois d'une résille. Certaines portent un simple voile blanc tombant sur leurs épaules. Quand elles sont vieilles, les femmes s'entourent toute la tête, y compris le menton, dans des linges blancs appelés touailles. La touaille est une pièce de tissu étroite et très allongée qui fait partie du trousseau de la mariée et sert à tout dans la maison : torchon, serviette, essuie-mains, maillot, bandage, tablier... Diversité et hiérarchie apparaissent également dans les coiffures masculines. Travailleurs manuels et hommes de peine portent un simple calot. Apprêter son chaperon demande une certaine dextérité : cette longue pièce de drap est enroulée au sommet de la tête. L'un, court, retombe sur le côté, l'autre plus long, drape souplement les épaules ; en cas de mauvais temps il peut aussi serrer davantage le cou et les oreilles pour les protéger du froid.

POLITESSE ET ÉTIQUETTE

D’où nous vient le fait de céder sa place dans le bus à une vieille dame ? Tout simplement d’une lente élaboration du savoir-vivre. Par exemple, lors d'un repas, on place le curé à la droite de la maîtresse de maison. Au moyen âge, l’ordre du service allait à Dieu, à ses serviteurs (ie les prêtres (du Pape au diacre)), aux invités, puis aux enfants de l’hôte, à l’hôte et enfin à la femme de ce dernier. Attention, les hommes ne se serraient pas la main, mais se saluaient, s’empoignaient. Le baisemain apparut au haut moyen âge. Quand on entrait dans la pièce, on se découvrait. Les hommes ne devaient avoir de chapeaux sous un toit. Ceci était d’autant plus vrai dans les églises. Quand on saluait un seigneur, il fallait se courber, la génuflexion étant réservée à dieu et au roi. On tirait son chapeau pour rendre hommage, les mouvements codifiés arrivèrent à la cours de Louis XIV. Le vouvoiement est de mise en toute circonstance, le tutoiement ne devait être utilisé que dans les milieux sociaux les plus bas. On regardait droit dans les yeux ses égaux, on baisait des yeux devant un supérieur hiérarchique.

À partir du XIe siècle dans le sud de la France, et du XIIe siècle dans le nord, la société féodale ajoute une nouvelle valeur à l’idéal chevaleresque : le service d’amour, qui met les préoccupations amoureuses au centre de la vie. La cour imaginaire du roi Arthur dans les romans de la Table Ronde devient le modèle idéal des cours réelles : non seulement le chevalier est brave, mais il a en plus le désir de plaire ; parce que les femmes sont présentes, le chevalier doit avoir des attitudes élégantes, des propos délicats. Dans le service d’amour, pour plaire à sa dame, le chevalier essaie de porter à leur perfection les qualités chevaleresques et courtoises : il doit maîtriser ses désirs, mériter à travers une dure discipline l’amour de sa dame. Cet idéal est bien celui des gens de cour. En effet, le mot « courtois » signifie au départ « qui vient de la cour ». La courtoisie désigne une façon d’être, l’ensemble des attitudes, des mœurs de la cour seigneuriale dans laquelle les valeurs chevaleresques sont modifiées par la présence des dames. L’amour courtois est un code que doit suivre le chevalier.

LA COUR

Sous l’influence de l’Église qui incitait les seigneurs à faire la paix (trêve de Dieu), les mœurs s’adoucissent. Moins tournés vers les Croisades et la défense de leur fief, les seigneurs s’habituent à la vie de cour. Puis, peu à peu, les mœurs subissent aussi l’influence de l’univers féminin plus délicat. Sous l’instigation de femmes de haut rang, comme Aliénor d’Aquitaine, d’abord femme du roi de France, puis femme du roi d’Angleterre, s’instaurent des cours d’amour où les artistes chantent la femme, idéalisée, parfaite, inaccessible. Découlant du mot latin domina s’impose bientôt le mot français dame, titre donné à la femme et soulignant son caractère de maîtresse. Suzeraine, la femme l’est en effet en amour.

LA DAME

L’amant courtois est séduit par la dame, une femme dotée d’une beauté et de mérites exceptionnels, qui est mariée, accomplie. Au Moyen Âge, il existe une forte tension entre l’amour et le mariage. On ne se marie pas alors pour l’amour : on se marie par intérêt, pour perpétuer la famille, pour s’allier à un clan. Le mariage est affaire de raison, et souvent décidé d’avance par les parents des époux.

Alors que le mariage est à la portée de tous, l’amour vrai, quant à lui, n’est ressenti que par les âmes nobles (c’est du moins le point de vue des auteurs du courant courtois). L’amour noble n’est ni banal ni vulgaire. Il n’est ni facile ni intéressé, même s’il est généralement éprouvé envers une femme d’une condition supérieure. Cet écart entre les statuts sociaux rend la femme inaccessible, l’élève au rang des divinités à adorer.

L' amour courtois, thème médiéval, est un amour entre nobles selon les règles de la chevalerie. Quelques éléments dans les lais de Marie de France montrent l'importance de ce jeu social et le pouvoir important qu'il donne aux femmes sous cette forme d'amour idéalisé. Les femmes sont vénérées pour leur beauté et leur amour et les hommes sont honorés pour leur courage et leur bravoure.

Dans la tradition de l'amour courtois, il y a quatre idées principales. L'amoureux est malade d'amour, donc il pense tout le temps à son amante et il ne dort pas. Il vit pour elle. Ensuite, l'amour entre les deux personnes est toujours secret. La troisième idée est que l'amour vrai n'existe pas dans le mariage qui est une alliance économique et politique. Enfin, la femme est vénérée. On trouve toutes ces idées dans les lais de Marie de France.

Chevaliers et gentes dames vivaient selon des codes de chevalerie et de vertu, dans lesquels, le sentiment romantique évoquait beaucoup plus qu'une simple affection ou un intérêt sexuel. Souvent, les œuvres de poètes comme Pétrarque et Dante racontent la vie des braves chevaliers qui allaient combattre et qui étaient les héros populaires de l'époque. Dans cette littérature romantique par excellence, l'amour est idéalisé et spiritualisé. Son pouvoir inspire aux chevaliers panachés de blanc comme aux jeunes soupirants mélancoliques des exploits de fidélité et, généralement, de chasteté.

L' ADOUBEMENT

A mettre pour l'adoubement.Au Moyen Âge, l'adoubement était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi. Tout homme de bonne naissance, autrement dit riche et descendant de suzerains, après avoir été page puis écuyer pouvait devenir chevalier. Pour ce faire, le père de l'enfant le confiait à une personne de confiance, un ami, ou un membre de sa famille qui devenait son parrain dès que l'enfant avait atteint l'âge de sept ans. Il fallait que le père ait une confiance absolue en cette personne, le parrain, pour lui confier son enfant, car celui-ci devrait passer ses plus jeunes années sous sa garde et être élevé par lui.

L' HÉRALDIQUE

Elle s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.

  • Les armes sont des emblèmes peints sur un écu, qui doivent pouvoir être décrites dans la langue du blason, et qui désignent quelqu'un ou quelque chose. Elles ont le même rôle qu'une marque ou un logo, ou un nom propre : elles sont la manière héraldique d'identifier, de représenter ou d'évoquer une personne, physique ou morale (maison ou famille, ville, corporation…). Les armes sont généralement considérées comme la propriété (intellectuelle) de cette personne, qui en est titulaire.
  • L’écu ou écusson (le bouclier) est l'élément central et principal des armoiries, c'est le support privilégié sur lequel sont représentées les armes. Cependant, plusieurs armes peuvent être représentées sur un même écu, sans nécessairement représenter une personne unique : ce peut être l'union de deux armes représentant un mariage, ou la superposition de nombreuses armes. Un écu représente donc des armes, ou une alliance d'armes. Dans tous les cas, l'écu délimite graphiquement le sujet dont parle la composition, et est suffisant pour identifier des armes ou une alliance.
  • Les armoiries (mot toujours au pluriel) sont ce qui est représenté graphiquement sur un objet armorié (exemple : l'écu). Les armoiries comprennent l'ensemble de la panoplie formée par l'écu, qui désigne le sujet, et ses ornements extérieurs éventuels (support, couronne, collier d'ordre…), qui disent quelque chose sur ce sujet. Certains ornements extérieurs (cimiers, tenants) font partie des armes (et leur sont systématiquement associés), certains sont arbitraires ou fantaisistes (lambrequins, symboles allégoriques ou votifs), mais la plupart sont la représentation héraldique de titres, de charges ou de dignités : ils sont attribués officiellement, et peuvent varier suivant l'état du titulaire à un instant donné.
  • Le blason est ce qui en résulte : c'est la description (en termes héraldiques) de tout ce qui est significatif dans des armoiries, et plus spécifiquement sur l'écu. La correspondance entre un blason et sa représentation est au centre de l'héraldique : la donnée d'un blason doit permettre de représenter correctement des armoiries, et la lecture correcte d'armoiries doit conduire à un blason qui rend compte de tous ses traits significatifs. Deux représentations (ou armoiries) sont équivalentes si elles répondent au même blason, ce sont alors les mêmes armes (mais il peut y avoir plusieurs manières équivalentes de blasonner des armes).

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