Thathane le 07 Mar 2009, 15:33
« C´est beaucoup trop hasardeux Tholnah ! Comme vous le dites si justement, nous ne savons pas du tout ce qui nous attend sur place : si le pont est détruit, rien ne peut nous faire croire avec certitude que nos adversaires, eux, n´ont pas une sortie dérobée qui traverserait le cœur de cette colonne minérale, en revanche nous même serions coupés de notre seule perspective de traverser les eaux. En fait, il y´a fort à parier que ce relief est larvé de tunnels, n´oubliez pas que le journal de Tsuto mentionnait des fouilles avec ce que ça implique de ruines enfouies, catacombes, tunnels, ou tout ce que le temps a jamais pu recouvrir ! Nous n´avons pas les moyens du bombardement que vous préconisez et quand bien même, l´existence d´une structure souterraine le voue à l´échec. »
L'ensorceleur parlait calmement de la situation écoutant les arguments des uns et des autres, parfois véhéments, avec la même patience qu'un sophiste, ne laissant transparaître ni ennui, ni irritation pour les propos de ses camarades.
« De même, moyen et temps nous manquent pour organiser et lancer un assaut par la mer... Or il est impératif que nous sachions ce que Nualia et Tsuto trament de l´autre côté de ce pont, et le cas échéant que nous y mettions un terme. Si le demi-elfe ne fabulait pas sur l´existence d´une entité ancienne dans les sols du Pic du Chardon et du commerce de Nualia avec les démons, il y´a tout lieu de penser que laisser le temps à leurs projets de s´épanouir, même en les isolant, est la pire chose à faire ! »
« Je peux effectivement vous rendre invisible Valheru, mais je ne suis pas sûr que cela soit un bon usage de mes ressources si vous ne pouvez pas traverser la porte. Attendez que nous soyons tous prêts avant de vous lancer, et je dresserai un écran de fumée à l´extrémité du pont. Mais je vous avoue que j´aurais apprécié une idée un tant soit peu précise de ce que nous ferons une fois là bas en fonction des deux états probables de cette porte : ouverte ou fermée... Quoiqu´il en soit, si vous vous lancez seul et vous faites repérer, vous nous condamnez à essuyer un probable tir de barrage. »