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LE VILLAGE DE FIALproposé par Blueace
SITUATION
Niché au creux de la grande vallée du Saril, Fial appartient au fief du chevalier de Saint-Bris. Son domaine (en bleu sur la carte ci-contre) est délimité au nord par le Parimoc, à l'est par la crête de la chaîne de montagne surplombant la vallée, et à l'ouest par la crête limitrophe avec le comté de Gladz. Un des aïeux du chevalier de Saint-Bris a reçu ce territoire de la part du duc d'Agramor il y a de nombreuses années, en récompense de sa participation décisive dans la première "guerre d'épuration du sang" qui a chassée les hordes d'orques et de gobelins d'Agramor. La vallée du Saril est très fréquentée car elle constitue l'unique route plus ou moins sûre pour se rendre au sud depuis les provinces de Kaoca, Azilian, Agramor ou Egonzasthan. Plus à l'est les montagnes sont difficiles à franchir, et les territoires sauvages à l'ouest sont des plus périlleux pour une caravane marchande. Les hommes d'armes du chevalier de Saint-Bris garantissent au moins aux voyageurs un minimum de sécurité au nord de la vallée. De plus le village est situé sur la principale route, provenant d'Egonzasthan-la-basse, qui relie les provinces de Laelith à l'ouest aux steppes herbeuses du Shaar à l'est. Grâce à cette fréquentation, Fial peut s'enorgueillir de posséder une grande auberge-relais, fait plutôt rare pour une agglomération de si petite dimension. ORGANISATIONLe village est donc soumis à l'autorité du chevalier de Saint-Bris, réputé pour sa bonté, et vassal d'Uleiric III, duc d'Agramor. Son château étant situé sur un pic surplombant le Parimoc à pratiquement une journée de marche plus à l'est, Saint-Bris a nommé à Fial un régisseur afin de veiller sur ses intérêts, notamment la levée des impôts et des taxes. Thron, le forgeron du village, fait office de chef à Fial. C'est lui qui représente les villageois face au régisseur. Fial compte 442 âmes à ce jour, humains pour la plupart. Mais plusieurs familles de hobbits, demi-elfes et nains sont présentes et apportent une petite touche d'exotisme au village. Les taxes prélevées par le régisseur au nom du chevalier sont nombreuses. Les paysans payent tout d'abord le cens, une sorte de loyer pour une terre de Saint-Bris. Ensuite ils doivent s'acquitter du champart, qui est en fait un don variant entre 1/5ème et 1/10ème de la récolte. Puis vient la dîme, qui est un impôt reversé au clergé. Enfin, il y a les banalités, ces taxes que chacun paye pour l'utilisation du four, du pressoir, du moulin, qui sont la propriété du seigneur. LA VIE AU VILLAGE Illustration tirée de la BD les "Aigles Décapitées" (Kraehn,
Pellerin, Pierret) avec l'aimable autorisation des Editions
Glénat.
La majorité des villageois de Fial sont des paysans et vivent au rythme des saisons: moisson en été, semailles en automne et au printemps, etc... Les terres sont pauvres, l'engrais est inconnu et les récoltes sont donc souvent mauvaises. Au gré des années, famines et épidémies ont décimé le village, mais chaque jour continue de suivre le même rituel immuable et monotone. Dès l'aube, il faut traire le bétail avant de l'emmener au pâturage. Femmes et enfants s'occupent des troupeaux, alors que les hommes vont travailler aux champs. Le soir, les veillées sont courtes et le sommeil est lourd. La forêt à l'ouest de Fial est à la fois l'ennemie et l'alliée du paysan. L'ennemie, parce qu'il faut souvent recourir au défrichement pour aménager les champs qui permettront au village de subsister et pour les brigands de grands chemins et ses bêtes féroces comme les ours et les loups. Mais, la forêt est aussi le rempart du village. Elle protège la communauté des agressions extérieures car elle est redoutée par tous. Sans compter qu'elle fournit des matériaux de construction et du bois de chauffage. Avec elle, la vie est difficile. Sans elle, elle serait impossible.
HISTOIREQUI EST PROPRIÉTAIRE DE QUOI ?
Les terres du village de Fial appartiennent au chevalier de Saint-Bris, en conséquence de quoi ce seigneur est autorisé à prélever des impôts sur tout ce qui provient de ses terres (cultures, minerai, gibier, etc). Les mines, par contre, appartiennent à celui qui les creuse et les exploite. On parle dans ce cas là de concessions. La concession des mines de Fial appartenait au début au clan Gorfrik, et maintenant c'est Grolier qui en est le propriétaire. Depuis notre première radiographie de Fial en l'an 1370, alors paisible petit village de paysans, les choses ont beaucoup changé. Tout a commencé, pourrait-on dire, avec l'arrivée des survivants d'un clan de mineurs nains, les Gorfrik, chassés de leur forteresse. Ceux-ci, comme par réflexe, se sont mis à creuser la colline et sont tombés sur un filon d'argent, de première qualité selon eux. Quelques mois plus tard, le chef du clan partit pour Egonzasthan afin de voir dans quelles mesures la mine pouvait commercer avec la province. Mais le nain ne revint jamais, et à sa place c'est un riche bourgeois humain qui arriva à Fial, porteur d'un parchemin dûment authentifié certifiant qu'il était le nouveau propriétaire de la mine. Cet homme se nomme Grolier et soutient qu'il a acheté honnêtement au nain sa concession, fait que semble prouver la signature du patriarche des Gorfrik au bas de l'acte de vente.
RAPPORT DE FORCE ACTUELLes natifs de Fial : ils voient tous ces changements d'un très mauvais oeil, en commençant par Thron, le chef. L'immense majorité d'entre eux sont paysans, et continuent de l'être, car pratiquement aucun habitant natif de Fial ne travaille pour les mines. La tranquillité du village a donc été fortement ébranlée, et nombreux sont ceux qui ne voient en ces "étrangers" que des gens bizarres et pas très nets. POUR LE MD
De nombreux points de l'histoire sont volontairement laissés sans explication afin que chaque MD puisse y apporter ses propres solutions, sources je l'espère de nombreuses aventures (complot, machination, affrontement, confrontation, révélation, ...) Le clan Gorfrik : le clan est partagé. Certes la signature de leur patriarche sur l'acte de Grolier a été indiscutablement reconnue par tous, mais le fait que celui-ci ne soit jamais revenu à Fial laisse planer un sérieux doute dans les esprits, doute qui s'amplifie de plus en plus avec le temps. Les nains, par loyauté et par amour pour leur travail, ont toutefois décidé de continuer le travail. Il est vrai que Grolier les soignent particulièrement, en leur donnant par exemple d'importantes responsabilités ou bien encore en leur permettant de vivre à l'interieur de l'enceinte du domaine de Brise-Roche. Grolier : riche négociant d'Egonzasthan-la-basse, tout le monde spécule sur la validité de ses papiers, mais personne n'a encore pu prouver quoi que ce soit. Il vit à demeure dans un somptueux manoir au bord du Saril, à l'écart de l'agitation permanente de son domaine. Il s'est constitué au fil du temps une petite milice qui veille sur sa personne et sur ses biens, milice dont les hommes d'armes sont craints par tous car ils se croient tout permis.
Saint-Bris : le chevalier de Saint-Bris, seigneur du fief du même nom (et donc de fait propriétaire des terres du village) est en conflit larvé avec Grolier. En premier lieu, Gerald de Flamberge, son régisseur, a de plus en plus de mal à se faire payer les taxes que Grolier lui doit. Ensuite, la milice de Grolier est de plus en plus importante et respecte de moins en moins l'autorité des hommes d'armes de Saint-Bris, n'hésitant pas à dire à qui veut l'entendre que la loi à Fial, dorénavant, ce sont eux. Enfin, il semble que Grolier bénéficie d'appuis très importants à Laelith, et cela ne plait pas du tout au chevalier. Pour le moment Saint-Bris ronge son frein et laisse son régisseur gérer la situation, mais jusqu'à quand ? |
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